Yôko Ogawa – L’annulaire

https://i1.wp.com/www.livraddict.com/biblio/couverture/couv30118625.jpg
Quatrième de couverture :
 » Dans un ancien foyer de jeunes filles transformé en laboratoire, M. Deshimaru, taxidermiste du souvenir, prépare et surveille des “spécimens”, tandis que la narratrice de ce récit, assistante et réceptionniste, accueille les clients venus confier au mystérieux spécialiste d’insolites bribes de leur histoire : des ossements d’oiseau, quelques champignons microscopiques, une mélodie, une cicatrice…
Amputée d’une infime partie d’elle-même depuis un accident du travail, la jeune assistante tombe peu à peu sous le charme du maître de ce lieu de mémoire malsain et fascinant. « 

Mon avis :
J’avais envie d’une lecture rapide avant de m’attaquer à Vite et nulle part de Verasani. Alors quand j’ai aperçu ce livre d’à peine 100 pages dans la bibliothèque dont la couverture me plaisait et dont le titre était assez mystérieux, je me suis dit que c’était ce qu’il me fallait. Et ce serait une occasion de découvrir la littérature asiatique que je ne connais pas du tout.https://duljuvafrihet.wordpress.com/wp-admin/post-new.php
L’annulaire est un livre qui se lit rapidement et d’une traite. Néanmoins, lorsque j’ai tourné la dernière page, je n’arrivai pas à savoir si c’était une lecture que j’avais aimé ou non.
Le sentiment qui ressort après cette lecture n’est pas un sentiment de joie tel qu’on en ressent quand on referme un livre qui nous a transporté, L’annulaire m’a laissé un sentiment malsain et troublant.
Il ressort de ce livre une ambiance malsaine et de soumission. La narratrice, sous la charme, accepte de porter tous les jours des chaussures qu’il lui a offerte et très vite les pieds de la narratrice semblent être « enfermés » dans les escarpins.
L’ambiance est aussi troublante dans cette salle de bain froide inutilisée où l’employeur de la narratrice lui donne rendez-vous.
Elle le reste quand la rarratrice renonce à sa liberté individuelle et se soumet volontairement à son employeur.

Enfin, le livre se termine sur une note mystérieuse qui donne toute sa force à ce roman.

« Pour toute réponse, il a redressé l’annulaire de ma main gauche.
J’ai ouvert les yeux. J’avais la sensation que mon doigt se détachait lentement du reste de mon corps. Ce doigt qui aurait dû m’être familier me semblait difforme dans le soleil matinal éclairant la réception. Il l’a glissé dans sa bouche.
Il a fallu quelques secondes pour que le bout de mon doigt sente la douceur de ses lèvres. Je l’ai laissé faire.
Quand il a retiré ses lèvres, mon annulaire était mouillé.
Le bout manquait, comme si c’était lui qui l’avait croqué. »

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