Cormac McCarthy – No country for old men

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D’habitude, je préfère lire un livre avant de voir son adaptation. Cependant, c’est l’inverse qui s’est produit pour No country for old men. J’ai vu le film, il y a quelques années et je me souviens avoir beaucoup aimé cette chasse à l’homme et plus particulièrement Javier Bardem méconnaissable dans son rôle.

D’un certain côté, je suis un petit peu déçue par le livre. A la lecture, je n’ai pas ressenti le même enthousiasme qu’en visionnant le film. Revenons un temps sur l’histoire :

Moss est un type sans histoire, il travaille comme soudeur et chasse les antilopes avec son fusil. Il aime sa femme et sa femme l’aime, pourtant si une occasion permettant d’améliorer leur train de vie se présentait, il n’y a pas de doutes que Moss la saisirait. Celle-çi se présente le jour où Moss découvre  au milieu du désert Texan, les restes d’un carnage et une serviette contenant plus de 2 millions de dollars. Alors, Moss, comme beaucoup le ferait, saisit l’occasion de s’offrir une meilleure vie et devient alors la proie d’une chasse à l’homme.

Parmi ses poursuivants, on retrouve le vieux shérif Bell et un tueur adepte d’un pistolet à air comprimé : Anton Chirguh. Ce dernier, personne ne connait son visage. Tuer est pour lui, un geste aussi naturel et sans état d’âme que celui de manger. Pourtant, Chirguh a une morale et s’en tient comme on le voit dans le roman.

Quant à Bell, c’est ses monologues que nous lisons entres les chapitres, des monologues où il nous parle des mutations de son pays qu’il peine à reconnaitre. Un pays où il ne fait pas bon de vieillir.

Dès le début du livre, nous savons qu’il n’y aura pas d’happy end. Le taux d’hémoglobine est bien trop élevé pour ça. Plus qu’une chasse à l’homme, c’est Cormac McCarthy qui nous livre son  portrait d’une Amérique de rêve déchue.  Par exemple, dans les années 20, les professeurs des écoles se plaignaient des bruits en classe, des élèves qui courent dans les couloirs, dans les années 70-80, ce sont la drogue, les viols qui font l’objet de plaintes.

Toutefois, si les personnages  et l’histoire m’ont  plu, j’ai été très déçue par le style d’écriture que j’ai trouvé très répétitif et déstabilisant. En effet, l’auteur supprime les virgules pour les remplacer par « et », quant aux dialogues il n’y pas de signes pour les introduire. Ce style d’écriture, bien qu’à mon avis présent pour souligner la brutalité de l’action m’a fait plusieurs fois   décrocher de ma lecture  Me reste à voir si les autres livres de cet auteur possèdent le même style d’écriture.

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