Tim Willocks – Green River

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 Titre VF : Green River

 Titre VO : Green River Rising

 Auteur : Tim Willocks

 Edition : Sonatines (2010)

 Genre : Roman noir, thriller

Quatrième de couverture :

« Green River, un pénitencier de sécurité maximale au Texas. Un univers sans pitié où le silence n’existe pas, l’obscurité non plus. Un véritable enfer, entre tensions raciales et violences quotidiennes, dans lequel vivent cinq cents âmes perdues. C’est ici que Ray Klein, ancien médecin, purge sa peine. Alors que sa libération approche, une émeute éclate dans la prison. Au milieu du chaos et de l’anarchie, Ray, qui est tombé amoureux de Juliette Devlin, psychiatre judiciaire, va tout mettre en oeuvre pour sauver la jeune femme séquestrée avec ses patients dans l’infirmerie. Avec ce huis clos impitoyable peuplé de figures effrayantes, depuis John Campbell Hobbes, directeur de prison psychorigide, jusqu’à Henry Abbott, meurtrier schizophrène, Tim Willocks nous offre un portrait terrifiant de la vie carcérale. Il nous donne surtout un thriller prodigieux, au rythme haletant et au suspens oppressant. »

Mon avis :

Un roman (Bad City Blues) avait suffi pour titiller ma curiosité à propos de Tim Willocks et un deuxième (La religion) m’avait convaincue qu’il a l’étoffe d’un grand auteur et Green River renfonce un clou sur mon avis. Car non seulement il s’agit de son premier roman édité mais en plus c’est un roman noir/thriller mené d’une main de maître. Je n’ai pas senti  l’ombre d’un débutant dans ce thriller !

Tim Willocks sait tout faire. Retranscrire l’ambiance sauvage, sans loi de la prison, le huis-clos, donner vie à des personnages auquels on s’attache malgré leur nombreux défauts. Enfin, on s’attache à des personnages mais pas à tous … les deux Hells Angels qui ont violé une petite fille de 12 ans avant de lui rouler sur la tête n’ont  eu que ma haine. Et je n’attendais qu’une chose, qu’il leur arrive la même chose … Malheureusement, il n’y a pas d’Harley Davidson dans la prison.

Cependant, je me suis attaché à Klein et à Henri Abbott qui est un fou mais Willocks nous le rend humain. Certes, son crime est impardonnable mais sa personnalité est très touchante.

La première partie du roman (moins de la première moitié du roman) est une sorte de mise en place. Nous découvrons les personnages, la prison qui est une véritable puissance économique à elle seule. Bien que l’émeute n’ait pas encore éclaté dans cette partie, on ne s’ennuie pas pour autant car la tension qui va amener la révolte monte de plus en plus. Et enfin, dans la seconde partie, Green River n’est qu’anarchie, meurtres, viols, violences, insultes … à ce moment là, tout va à 100 à l’heure.

En conclusion, Green River est un thriller que je recommande chaudement, j’ai passé un excellent moment de lecture même si celui-çi a été éprouvant à des moments. Avec ces hommes qui sont confinés dans un endroit toujours éclairé, ce sont les pires côtés de chacun qui ressortent et chacun en va de sa propre survie car comme le dit Klein : « Rien à foutre ». Bien sûr, il y a des amitiés, des accords, mais tous ces trucs là n’auraient pas la même valeur au dehors.

D’autres avis : NephPimprenelle, Amanda Meyre, JM Laherrère

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