Philip Kerr – La mort entre autres

 Titre VF : La mort, entre autres

 Titre VO : The one from the other

 Auteur : Philip Kerr

 Edition : Le livre de poche (2011)

 Genre : Policier

Un grand merci au Livre de Poche et à Livraddict pour ce partenariat !

Quatrième de couverture :

« On se souvient de Bernie Gunther, l’ex-commissaire de police devenu détective privé, qui, à la fin de La Trilogie berlinoise, assistait à la chute du IIIe Reich

1949. Bernie vit une passe difficile, sa femme se meurt … Britta Warsok -cliente affriolante, lui demande de retrouver la trace de son époux nazi, et le voici embarqué dans une aventure qui le dépasse. En dépit de son cynisme, Gunther est une proie facile pour les femmes fatales… Atmosphère suffocante, manipulations, et toujours l’Histoire qui sous-tend habilement la fiction : du Philip Kerr en très grande forme. »

Mon avis :

Ce livre figurait dans ma wish-list depuis que j’avais lu et adoré La trilogie berlinoise du même auteur et donc quand j’ai vu qu’un partenariat était proposé dessus, j’ai sauté sur l’occasion et sur le livre (presque) sitôt arrivé.  La Trilogie berlinoise fut un de mes gros coups de coeur de 2010 car elle contenait tous les élements qui font – à mon gout – un excellent roman  (à ce propos, vous pouvez allez voir mes chroniques sur chacun des tomes la constituant : ici, et encore ). En plus de celà, je savais également que ma mère avait aussi adoré La mort, entre autres et sa suite Une douce flamme. Bref, je venais d’envoyer ma candidature pour le partenariat que je savais déjà que j’allais adorer et écrire une chronique très positive ^^

Mais il y a des fois où on est sûr d’une chose et celle-ci se révèle être à l’opposé de notre attente. Heureusement, ça ne fut pas le cas cette fois-çi car j’ai retrouvé ici tout ce qui m’a charmée dans La trilogie berlinoise. A mon avis, les principales forces de ce livre (et des autres) sont :

–  La façon dont Philip Kerr mélange avec habilité histoire et fiction. Le roman est très documenté et je me suis demandé à plusieurs moments si telle chose s’était réellement passée. Et effectivement comme nous dit la note de l’auteur à la fin du livre, le camp de concentration de Janowska est connu comme  il est décrit dans le livre. A savoir que c’était un des camps les plus barbares dans lequel chaque SS avait sa méthode d’abbattage favorite : fusil, étranglement, cruxifixion, hâche … Ainsi lorsque Britta Warsok  raconte à Bernie : « j’ai entendu dire que ces hommes prenaient des paris pour savoir s’il était possible de fendre un enfant en deux d’un seul coup de hache », on est d’abord choqué et puis on se demande si de telles choses n’étaient pas réelles elle-aussi. Or, l’Histoire a une grande place dans l’intrigue et c’est cette question de savoir où l’Histoire s’arrête et où la fiction commence qui rend ce livre très plaisant à lire.

– Bernie Gunther est l’autre force de ce roman. C’est un personnage comme je les adore et je pense bien qu’il figure dans mon palmarès de mes personnages favoris. Attachant,  il ne manque jamais une occasion pour nous faire sourire ou rire et entre des nazis, une ville occupée par 4 nations, des expériences scientifiques nazis, des projets de vengeance, celà fait beaucoup de bien. Car Bernie porte un regard très cynique sur sa vie et sur son pays et en ce qui me concerne, j’adore le cynisme et l’ironie. Pour ceux qui n’auraient pas lu La trilogie berlinoise, Bernie a été membre de la SS pendant la guerre (son rattachement s’est fait sans qu’on lui demande son avis) mais n’a jamais adhéré à l’idéologie pronée par le nazisme.

Toutefois – et c’est une chose que j’ai aimé dans ce roman, Bernie n’est pas tout blanc. Certes, il n’est pas antisémite, a honte de ce que ses anciens « collègues » ont commis dans les camps,  mais il n’a pas non plus participé à la résistance et a joué un rôle assez important dans l’exécution d’une trentaine de personnes. En somme Bernie n’est pas tout noir et il n’est pas tout blanc, il est juste humain avec ses peurs, ses doutes, ses regrets. De manière générale, à travers le destin de son personnage, le lecteur est presque invité à se demander ce que lui (en Allemagne pendant le IIIeme Reich) aurait fait ? Résister activement (comme on aimerait l’affirmer) ou fermer les yeux ?

Ajoutez à ces deux forces, une intrigue assez complexe mais relativement bien ficelée avec son pesant de rebondissements et vous êtes assurés d’aimer d’un bout à l’autre. Il n’est pas indispensable de lire La trilogie berlinoise avant de lire La mort, entre autres mais je vous conseille vraiment de la lire. Quant à moi, j’espère retrouver bientôt Bernie dans Une douce flamme qui se situe en Argentine.

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Une réflexion sur “Philip Kerr – La mort entre autres

  1. J’ai beaucoup aimé ce tome. L’intrigue est effectivement bien ficelée et intéressante et surtout j’adore Bernie Gunther et sa façon de prendre les choses avec ironie, même quand il est dans le pétrin jusqu’au cou.

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