Connie Willis – Sans parler du chien

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Titre VF : Sans parler du chien

Titre VO : To say nothing of the dog

Auteur : Connie Willis

Edition : J’ai Lu (2003)

Genre : Science-Fiction

Quatrième de couverture : « Au XXIe siècle, le professeur Dunworthy dirige une équipe d’historiens qui utilisent des transmetteurs temporels pour aller assister aux événements qui ont modifié l’avenir de l’humanité. Ned Henry est l’un d’eux. Dans le cadre d’un projet de reconstruction de la cathédrale de Coventry, il doit effectuer d’incessantes navettes vers le passé pour récolter un maximum d’informations sur cet édifice détruit par un raid aérien nazi en 1940. Toutefois, quand Dunworthy lui propose d’aller se reposer dans l’Angleterre de la fin du XIXe siècle, ce havre de tranquillité où rien n’est plus épuisant que de canoter sur la Tamise et de jouer au croquet, c’est avec empressement qu’il accepte. Mais Henry n’a pas entendu le professeur préciser qu’il devra en profiter pour corriger un paradoxe temporel provoqué par une de ses collègues qui a sauvé un chat de la noyade en 1988… et l’a ramené par inadvertance avec elle dans le futur. Et quand ce matou voyageur rencontre un chien victorien, cette incongruité spatio-temporelle pourrait bien remettre en cause… la survie de l’humanité ! »

Mon avis :

Ned Henry, jeune historien vivant en 2057, est envoyé en 1888 pour ramener un chat à l’origine d’une incongruité spatio-temporel. La mission est enfantine et Ned pourra bénéficier de vacances sur la Tamise. Seulement, très déphasé, le jeune homme n’a pas le temps de comprendre sa mission et se retrouve en 1888 sans avoir la moindre idée de ce qu’il doit faire. Et en plus, les vacances espérées seront très agitées !

Si vous aimez les romans se passant à l’époque victorienne et/ou abordant le voyage temporel, jetez-vous sur ce livre de Connie Willis ! Vous y trouverez toute les caractéristiques de l’époque victorienne et du voyage temporel avec un humour so british en plus. Toutefois, assurez-vous que vos neurones sont en parfait état de marche, car ce livre est très dense et complexe  au niveau des informations, des références …

Et ce sont mes neurones qu’il faut accuser pour comprendre mon ressenti vis-à-vis de ce livre. Il se trouve qu’en ce moment,  j’ai envie de lire des romans divertissants, sans prise de tête et Sans parler du chien est typiquement le genre de livre qui requiert toute l’attention si on veut saisir l’importance de ses détails. Et malgré le fait que ce livre ait tout bon, je n’ai pas ressenti le petit truc qui aurait pu me permettre de m’accrocher sans pouvoir arrêter de lire. Cependant, je ne doute pas que si j’avais eu un autre état d’esprit, la « note » finale aurait été plus importante.

Je disais donc que ce livre avait tout bon. C’est le cas. D’abord, Connie Willis a su trouver une plume très british (elle est américaine) et on pourrait presque croire qu’on lit un livre écrit au XIXeme par un auteur anglais. Qui dit british pense forcément à humour british. C’est un humour assez présent dans le livre et même si je n’ai pas ri aux éclats, j’avoue que certaines scènes absurdes m’ont fait sourire.

Parlons maintenant des personnages. Les personnages appartenants à l’époque victorienne sont des caricatures de cette époque. Ainsi, vous retrouverez le jeune étudiant qui cite des poèmes, la jeune fille écervelée et superficielle, la femme adepte du spiritisme et de l’évanouissement quand ça l’arrange, le domestique érudit … Des caricatures, certes mais drôles. Parmi ces derniers, celui que j’ai le plus préféré est Baine, le domestique. On admire son travail quand on connaît le genre de personnes chez qui il vit ^^. Enfin, Ned qui nous sert de narrateur est un personnage attachant, de même que Vérity.

Toutefois, ces personnages n’aurait aucune raison d’être dans ce livre si deux autres personnages n’étaient pas là. Je parle de Cyril et de la Princesse Arjumand. Respectivement le chien de Terence (le jeune étudiant romantique) et la chatte de Tossie (la jeune fille écervelée).   Ces deux personnages sont très adorables et il est impossible au lecteur de rester différent face à eux. D’ailleurs, le livre devrait plutôt s’intituler « Sans parler du chien … et du chat » 😀

En ce qui concerne le voyage temporel, vous aurez le droit de partir en 1940 ou même brivèment au 14eme siècle mais vous aurez surtout droit à un speech pas souvent compréhensible sur le continuum, les conséquences des détails sur l’Histoire … Certes, dans ces moments là, on se sent aussi déphasé que Ned mais le livre a suffisamment de points forts sans que vous saisissez tout.

En conclusion, Sans parler du chien est un livre à lire. Outre voyage temporel et romance victorienne, vous y trouverez la quête d’une potiche d’évêque, des kermesses, des références aux romans policiers des années 1930’s … Si vous y accordez à ce livre toute votre attention, ses personnages, son style et son intrigue sauront vous charmer.

Un extrait pour comprendre en partie ce qu’est un déphasage :

 » Regardez cette étoile, me dit Carruther.

-Où ?

– Là.

Il tendit le doigt.
Je ne discernais rien et en fis la remarque.

– Là, au dessus du clocher et du linceuil fuligineux répandu par la folie de nos semblables. L’inhumanité de l’homme envers l’homme n’a pu atteindre ce héraut scintillant porteur d’espoir et de beauté, annonciateur d’un avenir meilleur. C’est le symbole éclatant d’une résurrection que nous n’entrevoyons point encore.

– Que nous entrevoyons point encore ? Un héraut scintillant porteur d’espoir et de beauté ?

Un des premiers symptômes du déphasage temporel est une propension à un sentimentalisme larmoyant digne d’un irlandais ivre ou d’un poète victorien à jeun. »

Lecture commune faite avec : Frankie, Felina, Reveline, Stellade,

Et d’autres avis ici : Logo Livraddict

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12 réflexions sur “Connie Willis – Sans parler du chien

  1. Je devais être « in the mood » car j’ai vraiment adoré ce livre. C’est vrai que certains aspects sont perturbants (les sims de Waterloo) mais le reste m’a rendue euphorique ! 🙂

  2. Oui les sims étaient des simulations sur des paradoxes temporels au cours de la bataille de Waterloo (par exemple, si le message envoyé à Napoléon (ou par Napoléon, je ne sais plus) avait été mieux écrit, ou s’il n’avait pas plus etc… de façon à voir comment ça aurait tourné.

  3. Moi aussi j’avais eu du mal avec les parties scientifiques, lol ! Comme tu dis, le lecteur aussi se sent déphasé 🙂 Par contre, les scènes absurdes m’ont fait plus que sourire (en fait me suis bidonnée tout le livre ^^) et bien d’accord pour Juju et Cyril – ce dernier est d’ailleurs mon chouchou dans ce roman ! Contente que tu aies apprécié !

  4. Je souris rien qu’à voir le résumé et ton avis … alors je le note en gros pour un futur petit tour chez le libraire ! 😀
    Bonne fin de journée, bises !!!

  5. Bel article qui résume bien l’ambiance du livre.
    Merci pour cette LC.
    J’ai fait une belle découverte.

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