Karen Marie Moning – Fièvre d’ombres

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Titre VF : Fièvre d’ombres

 Titre VO : Shadowfever

 Série : Les chroniques de MacKayla Lane, tome 5

 Auteur : Karen Marie Moning

Edition : J’ai Lu (2012)

Genre : Bit-Lit

 

Quatrième de couverture :

« Rien n’est au-delà de mes capacités. Je suis tout.

Vous êtes un livre. Des pages avec une reliure. Vous n’êtes pas né. Vous ne vivez pas.

Je ne connais pas la peur.

Que voulez-vous de moi ?
Ouvre les yeux. Vois-moi. Vois-toi.

Mes yeux sont ouverts. Je suis le bien. Vous êtes le mal. »

Conversation avec le Sinsar Dubh

(Attention, je vous déconseille de lire cet avis si vous n’avez pas lu au moins les 4 premiers tomes.)

Mon avis :

Après avoir lu Fièvre fatale, j’ai directement enchainé avec ce 5eme tome. Si la fin du 3 était en soi frustrante, je me suis aperçue que j’avais bien fait d’attendre quelques mois avant de lire le 4. L’épreuve était ardue mais ce n’était rien si j’avais dû attendre plusieurs mois après la fin de Fièvre fatale. J’ai rarement vu aussi frustrant comme fin. Félicitations à ceux et celles qui ne se sont pas jetées sur la VO pour connaître la suite du destin de Mac. Avant de passer vraiment sur ce 5eme tome, je voudrais juste soulever un truc de Fièvre fatale qui m’est un peu restée en travers de la gorge. Afin de sauver Mac de son état de Pri-Ya, Barrons couche avec Mac durant des mois. C’est quelque chose qui m’a choqué. D’abord, parce que je voulais que Mac soit pleinement consciente lors de leur « première fois » et pas guidée par une soif et une addiction incontrôlable et surtout parce que bordel de merde, ce n’est pas aider un drogué que de lui fournir de la drogue. Or une Pri-Ya est un junkie du sexe. J’ai eu l’impression que Barrons profitait de Mac, de son état, la violait presque. Je vous avoue que mon estime pour lui a baissé à la lecture du début de ce 4eme tome et j’ai été autant déçue par Mac qui ne semble pas si choquée que celà. Pour moi, Mac était dans une position de faiblesse, et attraction réciproque ou pas, Barrons a profité de cet état de faiblesse. Je vous rassure, la suite des évènements a fait un peu passer la pilule mais c’est quelque chose que je ne comprends pas.

Voilà pour la parenthèses et on passe maintenant à Fièvre d’ombres. Il m’a fallu presque une semaine pour le lire mais je l’ai fait durer parce que j’en ai aimé chaque chapitre, personnages et qu’au final, je ressens à son propos un quasi coup de coeur. Pourquoi quasi ? Parce qu’un jour, j’ai lu une chronique le concernant, que ma souris a rippé et a sélectionné tout le texte dont un spoiler qui était caché et que même si je n’ai pas lu la chronique en entier, mon esprit l’a photographié ainsi que le spoiler. Seulement, ce tome est tellement bourré de révélations, de surprises, de retournements de situations que même si vous vous connaissez un élément du puzzle, il vous reste encore pleins de choses à découvrir et l’auteure a largement de quoi vous mener en bateau. Parce que c’est ce que fait Karen Marie Moning, elle nous mène en bateau depuis le début. Elle nous donne des éléments de réponses avant de les balayer par d’autres pour tout recommencer à zéro. Et nous, lecteurs on aime ça. Et pourtant, je suis persuadée que si on relisait les livres, on trouverait des indices pour ne pas se faire avoir. Spoiler tome 5. D’ailleurs, rien que la quatrième de couverture de ce 5eme tome a pris une autre signification pour moi maintenant que je l’ai lu.Fin du spoiler.

Ce 5eme tome marque l’occasion de retrouver des personnages attachants et complexe à la fois. La Mac 5.0 est certes une Mac qui n’a rien à avoir avec la première version, elle est plus forte mais commence à douter sérieusement de sa place dans le monde, de son identité et de son rôle à jouer dans tout ça. Barrons est égal à lui même, mystérieux, imprévisible, arrogant et même si une réponse est apportée sur sa nature, n’espérez pas avoir un cours dessus. Le mystère est encore assez grand et au final, même si j’aurais aimé avoir un nom sur sa nature, j’aime beaucoup le choix de l’auteur de ne pas nous en donner. Barrons est Barrons. Point final. J’ai également beaucoup aimé la relation entre Barrons et Mac.  Dani est un personnage que j’aime beaucoup également. Elle est dynamique, attachante, drôle, impossible de ne pas l’adorer. Mais au final, je pense que le personnage qui m’a le plus touchée et séduite est celui du roi unseelie. Bien que ce n’est pas un personnage comme Mac, Barrons, V’lane … son emprise est incontestable sur toute la série. Un gros point positif pour la mythologie riche et complexe que l’auteur a crée pour cette série. Un grand bravo !

Enfin, je trouve que le style d’écriture est ce qui montre le plus l’évolution de Mac et de la série. Certes, on est toujours dans un style fluide et simple mais j’ai trouvé que l’auteur trouvait les mots justes et beaucoup de ses phrases ont trouvé un écho en moi.

En voici  quelques extraits :

 « La mort est largement surestimée. Le sentimentalisme humain en a fait le geste d’amour absolu. C’est la plus grande fumisterie de l’histoire ! La mort n’a rien de difficile. Celui qui meurt prend fuite purement et simplement. La partie est finie. Les souffrances sont terminées.(…) Essayez plutôt de vivre pour quelqu’un ! Endurez tout – le bon, le mauvais, le lourd, le léger, la joie, la souffrance … C’est celà qui est difficile.

  » L’héroisme exige une tendance suicidaire. Je n’en ai aucune. Je n’aurais jamais trop de vie. Je ne connais rien de plus exaltant que l’idée de se réveiller chaque matin, pour l’éternité. J’aime être ce que je suis. J’ai la meilleure part du gâteau. Je serai là quand ça se passera. Je serais là quand tout sera fini. Et je me rélèverai de mes cendres pour refaire la même chose quand tout recommencera. (…) Dieu a dit : « Que la lumière soit ». J’ai répondu : Dis, « s’il te plait »

 « La seule façon de survivre est de trouver de nouveaux moyens de dessiner la carte de l’existence ».

.  » Il y avait de la douleur mais aussi de la joie, et c’est dans la tension entre les deux que la vie se déroulait. Aussi imparfait qu’il soit, ce monde était réel. L’illusion n’était pas une solution. Je préférais affronter une réalité âpre que me perdre dans de doux mensonges. »

  » Le mot « ancien » ne convenait pas car en outre, il rennaissait à chaque instant. Le temps ne le définissait pas. C’était lui qui définissait le temps. Il n’était ni vie, ni mort. Ni création, ni destruction. Il était tout les possibles et aucun à la fois, la totalité et le néant, un abysse sans fond qui vous rendait votre regard si vous y plongiez les yeux. Il était une vérité de l’existence. (…) Tout prenait du sens. L’univers, les galaxies … L’existence se déployait précisément comme elle le devait, révélant une structure symétrique, organisée d’une beauté stupéfiante. »

Bref, ce n’est pas mon avis qui apportera un avis plus mitigé sur ce tome et même si je ne cris pas au coup de coeur, j’ai adoré de bout en bout cette lecture et je peux également vous dire que pour l’instant, c’est une de mes  lecture préférées de 2012. Alors qu’attendez-vous ?

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5 réflexions sur “Karen Marie Moning – Fièvre d’ombres

    • J’aurais également pu le dévorer mais entre le travail et l’envie de dormir, je n’ai pas pu. Et même si parfois je n’aime pas passer du temps sur un livre, là ça m’a fait le contraire ^^

  1. Pour moi, ça a été un coup de coeur mais j’avais eu la chance de ne pas avoir été spoilée du tout ! 🙂 En tout cas, c’est un excellent tome, abouti et plein de rebondissements. C’est vrai que le début du 4e tome est un peu choquant mais je pense qu’il ne pouvait pas faire autrement s’il voulait que Mac sorte de cet état ! 😀

  2. Moi j’avais lu le dernier tome en anglais, pas pu attendre… 🙂
    Sinon, je confirme quand on relis les livres on trouve des indices de ce que nous ne voulions pas voir…
    Enfin, pour le début du 4, Barrons ne couche pas avec elle pour qu’elle soit encore plus droguée, il couche avec elle en essayant de lui parler, de la raisonner, de lui montrer des photos, en lui rappelant qui elle est etc… Si il n’avait pas couché avec elle, elle en serait certainement morte. Pour moi, il l’a sauvé. Et puis… je suis sûre qu’il l’aimait déjà à ce moment là…

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