Harper Lee – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

 Titre VO : To kill a mockingbird

 Auteur : Harper Lee

 Edition : Le livre de Poche (2006)

 Genre : Contemporain

 Mon ressenti :lectureagreable

  Quatrième de couverture :

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques -, connut un tel succès. Il ne suffit pas en revanche à comprendre comment ce roman est devenu un livre culte aux États-Unis et dans bien d’autres pays. C’est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise – les années 1930 -, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le Prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.

Mon avis :

Je connaissais Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de nom et de réputation. Je n’en avais lu que du bien et je savais aussi que ce livre était considéré comme l’un des classiques de la littérature américaine. J’ai finalement décidé de lancer une lecture commune sur Livraddict pour enfin avoir le courage de lire ce livre. Et oui, quand on s’attaque à un monument de la littérature que peu semble ne pas avoir aimé, on a souvent peur, peur de placer la barre trop haut, peur de ne pas aimer, etc …

Cet avis est assez difficile à écrire. Si je m’interroge sur mon ressenti, je m’aperçois que je suis un peu déçue malgré l’agréable moment que j’ai passé avec ce livre. Je m’attendais à être émue, à vibrer mais ce roman n’a pas réussie à me transporter. Pourtant, hormis quelques longueurs, je peux lui reconnaître beaucoup de qualités. En premier lieu, ses personnages. Harper Lee nous crée une galerie de personnages divers et attachants. Honnêtement, je ne pense pas qu’il soit possible de ne pas apprécier Scout, cette dernière est vive, franche et garçon manqué. Aussi que dire d’Atticus, un homme « bien ». Jem est aussi un garçon attachant, plus calme que sa sœur, il commence à rentrer dans l’adolescence au moment des faits et a de plus en plus de doutes concernant les préjugés des adultes.

Le choix d’une enfant comme narrateur n’est pas anodin non plus. Comme sa manière d’être, la façon qu’a Scout de raconter les choses est franche et vive. Un enfant n’a pas la même vision qu’un adulte, il ne souffre pas des préjugés très présent à cette époque et dans ce lieu. Le livre aurait été vraiment différent si le narrateur avait été un adulte. Atticus aurait pu faire un bon narrateur mais le lecteur n’aurait pas eu accès à tout ce pan sur l’enfance. Il y a des passages comme celui du bonhomme de neige qui m’ont rappelé la joie que j’éprouvais petite en m’apercevant qu’il avait neigé dans la nuit.

Le contexte social et historique est aussi un point fort. Le sud des USA et la Grande Dépression ne sont pas n’importe quel contexte de ce pays. Entre l’esclavage qui a été aboli environ 60 ans plus tard, entre les souvenirs de la Guerre de Sécession, la Ségrégation et enfin la crise économique, tout était réuni pour avoir un contexte intéressant. On peut également voir qu’Harper Lee a aussi grandi dans un environnement semblable.  J’ai également aimé suivre le cas et le procès de Tom Robinson. J’ai trouvé son cas tragique et prévisible à la fois.

Bref, on peut saluer son livre pour le contexte historique et social, pour le côté initiation, pour ses personnages variés et attachants … mais on ne change pas un ressenti. Objectivement, je pense que Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est un Grand livre et e comprends qu’il soit étudié dans les écoles américaines mais subjectivement, je ne pense pas en garder un long souvenir. 🙂

Lecture commune faite avec : EmmaDorian, Piplo, Mack, Bouquinette, LesYeuxPlusGrosQueLeTemps,

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3 réflexions sur “Harper Lee – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

  1. A chaque fois que je le vois, je me dis que je dois le lire mais comme toi, j’ai peur d’en attendre trop :/.

  2. Moi je m’attendais davantage à tomber dans le ségrégationnisme… mais tout le côté enfance était bien rafraîchissant et ça m’a beaucoup plu.
    Je pense comme toi qu’il est difficile de ne pas aimer Scout^^

  3. Ton avis m’intrigue ! c’est un roman que j’ai envie de découvrir et justement j’avais peur de sa réputation …peur de mettre la barre trop haut (comme dit Iluze)
    Je crois qu’il faut vraiment que je tente !

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