Louise Erdrich – Ce qui a dévoré nos cœurs

 Titre VO : The painted drum

 Édition : Le livre de Poche (2010)

 Genre : Contemporaine

 Ressenti : tresbonnelecture

Merci beaucoup au Livre de Poche et à Livraddict pour cette découverte !

Quatrième de couverture :

Chargée de procéder à l’inventaire d’une demeure du New Hampshire, Faye Travers remarque parmi une étonnante collection d’objets indiens du XIXe siècle un tambour rituel très singulier. Émue et troublée cet instrument, elle se prend à l’imaginer doté d’un étrange pouvoir : celui de battre au rythme de la douleur des êtres, comme en écho à la violente passion amoureuse dont il perpétue le souvenir…

Mon avis :

Avant de commencer ce livre, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et je n’en savais pas plus après l’avoir commencé. Ce roman se présente en 3 parties. La première étant consacré à la découverte du tambour et à Faye et les deux autres à la fabrication et à l’histoire du tambour. On peut également dire qu’il y a un effet de mise en abyme qui lie la première partie et les deux autres. Cette structure m’était plutôt inattendue car je pensais que Faye serait l’élément central du roman. Toutefois, elle n’en garde pas moins une place importante car c’est elle qui trouve le fameux tambour et joue donc dans le roman un rôle catalyseur. En ce qui me concerne, ce n’est réellement qu’une fois que l’histoire du tambour nous est narrée par Bernard que je suis vraiment rentrée dans l’histoire. Non pas que la partie concernant Faye ne m’ait pas plu mais j’en étais encore au stade à me demander où j’allais. Cependant, l’écriture de Louise Erdrich est une des premières choses qui m’a plu et j’avoue que son portrait de Faye avec son amour pour Kurt, sa cohabitation avec sa mère et ses souvenirs du passé m’a paru juste et touchant.

Comme je le disais, c’est véritablement une fois que Bernard commence à raconter l’histoire du tambour que je suis véritablement rentrée dans l’histoire. Cette dernière est souvent empreinte de malheur ou de culpabilité car ce sont les deux éléments qui ont principalement contribué à fabriquer le tambour. Tout en y incorporant de éléments de traditions indienne, Louise Erdrich nous narre une histoire touchante d’amour, de femmes et d’hommes, de malheur et de culpabilité, le tout liée par une plume efficace. J’ai également trouvé que les portraits des autres personnages sont parfaitement réussis. Ces personnages sont loin d’avoir des étoffes de héros, ce ne sont ni plus ni moins que des humains, des gens simples avec leur erreurs, leur forces et leur faiblesses.

Cette chronique est sûrement trop courte par rapport au roman et à son intensité mais même si beaucoup de passages m’ont émues, j’ai beaucoup de mal à mettre des mots dessus. Et puis, j’essaye encore de sortir de ma panne bloguesque. Dans tous les cas, je vous invite à découvrir ce roman.

En bonus, je vous donne un extrait qui a contribué à me faire mon avis final :

« Il y a d’autres choses qu’elle pourrait me dire, des choses que je n’entendrais jamais. Je ne suis pas sûre que beaucoup de mères disent ces choses-là à leurs filles. Ce serait comme d’avouer à sa fille la vérité sur les douleurs de l’enfantement. Elles s’efforcent de nous protéger, même quand nous avons atteint l’âge mûr. C’est donc à moi de me fournir les mots :
 La vie te brisera. Personne ne peut t’en protéger, et vivre seule n’y réussira pas davantage, car la solitude, et son attente te brisera aussi. Tu dois aimer. Tu dois ressentir. C’est la raison pour laquelle tu es ici sur terre. Tu es ici pour mettre ton cœur en danger. Tu es ici pour être engloutie. Et quand il adviendra que tu sois brisée, trahie, abandonnée, blessée, ou que la mort te frôle, autorise-toi à t’asseoir au pied d’un pommier et écoute les pommes tomber en tas tout autour de toi, gaspillant leur goût sucré. Dis-toi que tu en as gouté autant que tu as pu »

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