Tamara McKinley – La dernière valse de Mathilda

Quatrième de couverture :

1923. À Churinga, dans la chaleur étouffante du bush australien, Mathilda, treize ans, enterre sa mère. Elle sait que désormais, face à son père, un homme cruel et égoïste, elle ne pourra compter que sur elle-même pour conserver ses terres
Cinquante ans plus tard, Jenny pleure la disparition tragique de son petit garçon et de son époux. Seul legs de ce dernier : le domaine de Churinga.
Sur place, Jenny trouve le journal intime de Mathilda, dont elle entreprend la lecture. Bien vite, elle découvre des similitudes entre leurs destinées et l’angoisse l’assaille : a-t-elle bien fait de venir s’installer ici ?

 

Mon avis :

tresbonnelecture

Merci à Mamazone qui me rappelle que j’ai acheté cet article le 21 mai 2013, j’aurais peut-être dûle lire deux semaine plus tard, il aurait attendu pendant 1 an. ^^ Bon, c’est un ebook donc c’est pas comme s’il prenait de la place dans mon étagère à PAL (eh oui, ma PAL a une place à part) ou prenait la poussière. D’ailleurs, en parlant d’ebook, vous n’avez pas l’impression de lire plus lentement sur ce support que sur papier ? En tout cas, c’est l’impression que j’ai … Après, je ne me suis jamais amusée à lire le même livre sur les deux supports pour comparer.

Bref, revenons à nos moutons. Et profitons pour admirer la façon dont je rentre dans le sujet avec cette expression, Churinga étant une exploitation agricole où les moutons sont élevés pour leur laine. Je n’ai jamais eu la chance d’aller en Australie et de ce pays je n’ai vu que des photos, lus des récits sur ses animaux étonnant et dangereux (comme le Taipan) et pourtant, j’ai vraiment eu l’impression que l’auteur m’avait fait parcourir plus de 17 000 kilomètres pour me lâcher en plein outback * australien.  Imaginez que  vous êtes dans un endroit où votre plus proche voisin se trouve à 300 km, que des années peuvent se succéder sans que la moindre averse tombe, imaginez des tempêtes sèches suivies par des pluies torrentielles qui transforme le sol en marécage pendant des jours. Imaginez la poussière rouge qui recouvre le sol, imaginez les effets de la sécheresse sur la végétation, imaginez la sensation suffocante de l’air chaud et électrique. Imaginez tout ça et vous comprendrez que l’outback est un des rares endroits sur la planète que l’Homme n’a pas encore réussi à dompter et vous comprendrez pourquoi la Nature est très présente dans les croyances aborigènes. Normal quand il suffit d’une étincelle pour détruire toute une exploitation.

Au niveau de l’histoire, nous faisons la connaissance de Mathilda et parallèlement celle de Jennifer. D’un côté, on suit la première pendant plus de 25 ans, de l’autre nous accompagnons la deuxième alors qu’elle se trouve dans un moment décisif de sa vie. Quelle est l’histoire de Mathilda ? Jennifer va t’elle retrouver la force de regarder vers le futur ? Les deux femmes ont vécus à une époque différente, ont eu une vie différente mais elles se ressemblent dans leur force dans laquelle l’une puise pour faire tourner seule une exploitation de 40 000 hectares et l’autre pour se remettre de la mort de son mari et enfant. Outre le point de vue de Mathilda et de Jennifer, le lecteur a droit à la charmante compagnie de Brett Wilson aka le directeur de la station d’élevage. Là encore, le procédé d’alterner les points de vue dans un livre permet de se rendre compte comment un fait peut être interprété différemment et accessoirement, m’a fait lever les yeux au ciel en me disant que ça serait tellement plus simple si les hommes et les femmes se parlaient vraiment au lieu d’interpréter les faits et gestes. Vous l’aurez compris, il y a de la romance dans La dernière valse de Mathilda. Je vous avoue que c’est pas trop ce que j’ai préféré mais hormis une utilisation du « vous », ce n’est pas cucul-la praline donc c’est déjà ça. ^^

Pour conclure, j’ai aimé cette incursion dans l’arrière pays australien. C’est juste un peu dommage d’avoir deviné en avance la révélation de la fin. Il y a des livres qui font plus voyager que d’autres et La dernière valse de Mathilda en fait partie. Que vous ayez envie de voyager, d’une saga familiale ou d’une romance, je vous conseille ce livre.

D’autres avis :

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* Je pensais qu’outback et bush était la même chose mais à ce que j’ai cru comprendre, le bush se situe plus vers le littoral et présente une  grande diversité au niveau de la flore et de la faune tandis que l’outback se situe plus dans les terres et est principalement semi-arides.

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3 réflexions sur “Tamara McKinley – La dernière valse de Mathilda

  1. Celui-là il est dans une de mes wish-lists depuis des années… un jour peut-être 😛

    Et sinon, moi c’est le contraire, je lis plus vite en ebook qu’en papier !

  2. J’ai beaucoup aimé cette saga familiale même si j’avais aussi deviné pas mal de secrets et que la romance m’a fait ni chaud ni froid. Pour ce qui est de lire moins vite en ebook qu’en papier, j’ai aussi cette impression parfois mais en fait ça dépend du livre 🙂

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