Nnedi Okorafor – Qui a peur de la mort

Quatrième de couverture :

Afrique, après l’apocalypse. Le monde a changé de bien des façons, mais il est une région où les génocides intertribaux continuent d’ensanglanter la terre.
Une femme survit à l’anéantissement de son village et au viol commis par un général ennemi.
Elle erre dans le désert dans l’espoir d’y mourir,
mais donne naissance à une petite fille dont la peau et les cheveux ont la couleur du sable.
Persuadée que son enfant est différente, extraordinaire, elle la nomme « Onyesonwu », ce qui signifie, dans une langue ancienne : « Qui a peur de la mort ? »
À mesure qu’Onye grandit, elle comprend peu à peu qu’elle porte les stigmates physiques et sociaux de sa violente conception. Des pouvoirs magiques aussi insolites que remarquables commencent à se manifester chez elle alors qu’elle est encore enfant. Sa destinée mystique et sa nature rebelle la poussent à quitter son foyer pour se lancer dans un voyage qui la forcera à affronter sa nature, la tradition, l’histoire, l’amour, les mystères spirituels de sa culture, et à apprendre enfin pourquoi elle a reçu le nom qu’elle porte.

Mon avis :

boftresmitige

Ce livre avait des atouts pour me plaire. Un cadre qui semblait original et une couverture attrayante. Je me souviens avoir aimé le début mais je ne me souviens pas du moment où mon ressenti a commencé à partir en sens inverse. C’est peut-être parce qu’il n’y a pas eu de moment de ce genre. Quand je commence un roman, je suis souvent satisfaite de ma lecture (sauf si c’est tellement mauvais que ça se ressens dès les premiers chapitres), je découvre un nouvel univers, de nouveaux personnages et ce même si l’action n’est pas très présente. Mais vient le moment où j’ai envie de passer à la vitesse supérieure, où le plaisir de la découverte a été estompé et où j’ai envie que l’auteur en vienne au fait et où la découverte ne me suffit plus. Je pense que c’est ce qui s’est passé en partie avec Qui a peur de la mort. Ce livre n’a pas réussi à m’intéresser, à me captiver. Si j’ai passé environ 11 jours dessus, ce n’est pas par manque de temps, mais tout simplement parce que lire une demi-heure me suffisait. Je n’avais pas l’envie d’en savoir plus. C’est d’ailleurs la raison qui a fait que je l’ai finalement abandonné à environ 70 pages de la fin. Si près du but pourtant !  Mais si le manque d’intêret aurait pu justifier un abandon plus tôt, d’autres défauts ont fait leur apparition entre temps.

Le cadre s’annonçait original. Et s’il l’est, par rapport à d’autres livres du même genre, ça ne suffit pas. Certes, l’histoire se passe en Afrique après l’apocalypse. On retrouve d’ailleurs des thèmes présents aujourd’hui comme la guerre, les viols de masse, les mutilations sexuelles et ce contexte dur et violent est probablement une des seules choses positives que j’ai relevés. J’aurais peut-être dû lire un roman contemporain …

La quatrième de couverture mentionne une Apocalypse mais hormis quelques allusions, rien ne pourrait indiquer qu’elle ait eu lieu, l’auteur aurait très bien pu placer son intrigue à notre époque que ça n’aurait rien changé.

Une des choses que je reproche à ce livre, c’est son manque d’explications. Que ça soit au niveau de la magie présente, on sent qu’il y a de l’idée derrière mais je suis restée sur ma faim quant à son fonctionnement, je ne suis pas arrivée à me la visualiser. Pareil, au niveau des péripéties qui arrivent, certaines arrivent comme ça et on ne sait pas pourquoi. Je me suis souvent sentie perdue ou confuse lors de ma lecture alors que j’aurais peut-être dû me sentir choquée ou happée. Est-ce dû au style de l’auteur que j’ai trouvé fluide mais manquant cruellement de descriptions ?

Enfin, j’ai eu du mal avec l’héroïne même si au début, ça se passait bien. Cependant, en avançant, les choses ont changées.

Premièrement, elle semble très puissante, capable de tout par la magie et ça ne m’a pas paru très cohérent. C’est comme si un vautour adulte sortait d’un œuf ! Aussi, certains de ces choix m’ont parus illogiques et enfin, je l’ai trouvé assez égoïste par moment.

Au final, Qui a peur de la mort est une vraie déception pour moi. Entre le manque d’intêret qui m’ont fait traîner ma lecture et les défauts mis en valeur par ce manque d’intérêt, j’ai jeté la pierre à la page 477. Je me serais accrochée un bon moment mais il y a un moment où peu importe comment se finit l’histoire, vous ne voyez plus d’intérêt à continuer. Toutefois, ne vous fiez pas à mon seul jugement et lisez ce livre s’il vous tente. Après tout, il a quand même eu le prix World Fantasy Awards en 2011 et le Prix Imaginales en 2014 pour le meilleur roman traduit et les avis des blogueurs sont positifs dans l’ensemble. 🙂

D’autres avis :
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2 réflexions sur “Nnedi Okorafor – Qui a peur de la mort

  1. Ce roman est fait pour parler de problèmes de société mais j’ai trouvé le cadre intéressant pour ça. Et oui, Onye est trop puissante et égoïste, ça fait partie de l’intérêt du livre aussi, cette quête sur la maîtrise, le dépassement des intérêts personnels (ou pas). ^^
    Je ne vais pas te dire que tu as eu tort d’abandonner, la fin ne t’aurait pas satisfaite, c’est – même pour moi – un point assez moyen du bouquin, un peu trop étrange (mais assez beau malgré tout).
    Je pense quand même qu’il y a quelques maladresse et on sent que l’auteur écrit plus souvent pour la jeunesse, mais j’ai vraiment bien apprécié 🙂
    Ma chronique est écrite mais je ne sais pas encore quand je la publierai. Je serais intéressée par avoir ton avis sur mes arguments lorsque ce sera fait en tout cas ^^

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