Sabaa Tahir – Une braise sous la cendre

 

Veuillez me pardonner pour cette absence, j’étais partie pour aller sur Mars mais je me suis rendue compte que je n’aurais pas assez de carburant alors j’ai fait demi-tour.  Je ne sais pas si je vais retenter de partir alors je ne peux pas vous garantir que cette chronique sera suivie d’autres surtout que mon rythme de lecture est plus lent qu’auparavant. ou plutôt à tendance à varier. Du genre où je peux lire 200 pages en une journée et terminer un livre de 500 pages en 3 jours et ensuite rester une semaine sur un livre de 200 pages.

Avant de commencer, je vous préviens que j’ai changé les images d’appréciations, je vous invite donc à aller sur cette page pour savoir à quoi correspond chaque gif. 🙂

Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai. »

Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.

 

Mon avis :

Quelque part entre tres-sympa et  giphy

Ce livre, je l’avais repéré depuis un moment avec tout le bien que ses lecteurs disaient de lui et j’ai enfin eu la chance de le trouver à la médiathèque.

La première chose qui m’a séduite, c’est l’univers crée par l’auteur car on est dans un mélange de Rome Antique pour l’organisation de la société et d’univers à la Mille-et-Une Nuit avec l’environnement géographique et les légendes mentionnant des djinns, des efrits, etc … Sachant que les univers médiévaux sont majoritaires dans la fantasy, j’ai beaucoup apprécié.

Une braise sous la cendre nous introduit les deux narrateurs. Laia est une érudite, elle vit avec ses grands-parents et son frère jusqu’au jour où ce quotidien précaire mais familier et rassurant vole en éclat. De son côté, Elias est sur le point de devenir un Mask, une sorte de soldat d’élite, connus pour être sur-entraînés, dangereux et impitoyable. Des deux narrateurs, c’est lui que j’ai préféré et de loin. J’ai plus aimé sa volonté de retrouver sa liberté que celle de Laia. Cependant, si cette dernière m’a légèrement moins plu, j’ai aimé qu’elle ne soit pas l’héroïne courageuse badass qui détruit tout son passage, j’ai aimé qu’elle se sente incapable de réussir sa mission. J’avoue aussi que la présence des Epreuves et les pouvoirs des Augures ont contribué à faire balancer ma préférence pour Elias et son intrigue.

Un autre personnage qui m’a beaucoup plu est celui d’Hélène et je suis ravie de voir que plusieurs chapitres lui sont consacrés dans le prochain tome.

Au niveau de l’intrigue, ce premier tome ne se contente pas d’introduire les personnages, de poser les bases de l’univers et de l’intrigue générale. Il se passe pas mal de choses et les héros prennent bien cher et pour nous – lecteurs – les pages tournent assez vite avec l’envie de savoir si les personnages vont réussir à s’en sortir.

Je ne reprocherai qu’une seule chose à ce roman, c’est la présence de 2 triangles amoureux entre-croisés mais heureusement, ces attirances restent en arrière plan de l’intrigue même si elles occupent régulièrement les pensées des protagonistes mais ça ne leur fais pas perdre de vue leur situation ou leur objectif.

Au final, Une braise sous la cendre est un premier roman plutôt réussi. Les amateurs d’univers originaux y retrouveront leur compte, tout comme ceux qui cherchent un roman bien rythmé et surtout ceux qui adorent les triangles amoureux. 😛

Comment ça s’est terminé ? /!\ ATTENTION !!! SPOILERS ALERT ! Ne surlignez le paragraphe suivant uniquement si vous avez lu ce premier tome ! Je m’en servirais d’aide à la mémoire quand je lirai le prochain

Laia a compris que son frère est gardé dans la prison de haute sécurité au Nord : Kauf. Elle a également appris que Mazen n’avait aucune intention de l’aider à sortir son frère de sa cellule. Cependant Keenan reste de son côté et lui fournit un moyen d’accéder à la liberté qu’elle va offrir à Izzi. De son côté, Elias est emmené sur l’estrade de condamnation à mort et passe à un cheveu d’être décapité par Hélène avant que plusieurs explosions soit déclenchées. Laia aide Elias à s’enfuir, Hélène leur offre une avance de quelques minutes pour qu’ils puissent entrer dans les catacombes. Au niveau du royaume, Marcus est empereur et Hélène est devenue sa pie de sang. La Commandante a infiltré la Résistance et a sans doute orchestré l’assassinat de l’empereur, sur ordre du Semeur de Nuit ? De quelle guerre à venir parle les Augures ? 

Fin de la zone à risque.

Cindy Van Wilder – Les Outrepasseurs, tome 3: Le libérateur

(AVERTISSEMENT : Il s’agit d’un 3ème tome et la quatrième de couverture contient des spoilers. Allez plutôt lire ma chronique du premier tome  et revenez plus tard 🙂 )

 

Quatrième de couverture :

Un terrible hiver s’abat sur la Grande-Bretagne. Peter, qui a été sauvé par Arnaut, se retrouve seul, car le Chasseur et le lion d’Arnaut sont affectés par la disparition de la magie. Arnaut tombe dans un coma profond, auquel il semble n’y avoir aucune solution. Jusqu’à ce que Peter comprenne que le sous-sol de Lion House regorge de ressources cachées…

 

Mon avis :

tresbonnelecture

La voilà ! La conclusion de la trilogie* amorcée dans Les héritiers ! Dans ce dernier tome, la disparition de la magie est l’enjeu le plus important de l’intrigue, celle-ci entrainant une maladie mortelle chez tous les êtres qui sont concernés par cette dernière. Fés bien sûr mais aussi métamorphes, change-peaux et Outrepasseurs. Alors que Sneizkaïa (qui n’a plus rien à perdre avant de mourir elle aussi) déclenche un ultime Hiver sur la Grande Bretagne, Peter se remet de ses blessures et Noble tente de maintenir sa place.

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Cindy Van Wilder – Les Outrepasseurs, tome 2 : La reine des neiges

Quatrième de couverture :

Les Outrepasseurs viennent enfin de capturer la dernière fée libre, Snezhkaïa la Reine des Neiges. Ils ignorent qu’ils viennent de déclencher une malédiction qui risque de les anéantir. Peter, qui supporte de moins en moins de se plier à la volonté de Noble, tente de retrouver le Chasseur pour mettre fin à cette lutte séculaire…

 

Mon avis :

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Alors pour ceux qui auraient une mémoire encore plus faible que la mienne, vous pourrez lire ma chronique sur le premier tome ici.

La fin du premier tome nous laissait donc en compagnie des Outrepasseurs et de Peter qui était forcé par son renard de prêter serment à Noble.

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Cindy Van Wilder – Les Outrepasseurs, tome 1 : Les héritiers

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Quatrième de couverture :

-Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

– Nous ?

– Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. »

Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…

 

Mon avis :

tresbonnelecture

Ça faisait un moment que ce livre m’attirait alors quand j’ai vu les deux premier tomes étaient disponibles à la médiathèque dimanche dernier, je n’ai pas hésité. Bien que ce premier tome semble assez introductif dans l’ensemble, j’ai  apprécié ma lecture.

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Luke Scull – Les compagnons du chaos

 

Quatrième de couverture :

Les dieux ont été massacrés, leur magie dérobée. Le Seigneur Mage Salazar règne sans partage sur la cité de Dorminia grâce aux pouvoirs de ses Exaltés. Au-delà des mers, la Dame Blanche et ses espionnes à la peau pâle veulent libérer la ville et détruire le tyran. Entre eux s’étendent les Highlands, infestés de créatures et de démons que chacun tente de contrôler. Les habitants du royaume, pris au piège, ont désespérément besoin de héros.
Mais ils n’auront qu’une bande de mercenaires, un demi-mage, de vieux guerriers rouillés et deux jeunes orphelins pleins de rêves et d’espoir : les Compagnons du Chaos

 

Mon avis :

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Les compagnons du chaos est le premier tome d’une série de fantasy qui en compte deux pour le moment. Avec ce premier roman, Luke Scull signe un roman de fantasy agréable et rapide à lire mais auquel il manque quelque chose pour le rendre incontournable.

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Stefan Platteau – Le sentier des astres, tome 1 : Manesh

Quatrième de couverture :

Quelque part dans la nordique forêt du Vyanthryr, les gabarres du capitaine Rana remontent le fleuve vers les sources sacrées où réside le Roi-diseur, l’oracle dont le savoir pourrait inverser le cours de la guerre civile. À bord, une poignée de guerriers prêts à tout pour sauver leur patrie. Mais qui, parmi eux, connaît vraiment le dessein du capitaine ? Même le Barde, son homme de confiance, n’a pas exploré tous les replis de son âme. Et lorsque les bateliers recueillent un moribond qui dérive au fil de l’eau, à des milles et des milles de toute civilisation, de nouvelles questions surgissent. Qui est Le Bâtard ? Que faisait-il dans la forêt ? Est-il un danger potentiel, ou au contraire le formidable allié qui pourrait sauver l’expédition de l’anéantissement pur et simple ?

 

Mon avis :

lectureagreable

Avec sa couverture et son titre assez mystique, j’avais repéré ce titre et ce sont les chroniques plutôt élogieuses qui m’ont convaincue de me le procurer.

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Christelle Dabos – La passe-miroir, T1 : Les fiancés de l’hiver

 

Quatrième de couverture :

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

 

Mon avis :

lectureagreable

Ce livre a été lu dans le cadre d’une lecture commune que j’ai organisé sur Livraddict et le fait de venir donner régulièrement mes impressions et de lire celles des autres m’aura aidé à « préparer » cette chronique ou alors, c’est juste que j’ai plus de choses à dire sur ce livre que sur les 4 derniers. 😀

Si vous suivez un peu la blogosphère YA/Jeunesse et Fantasy, ça m’étonnerait que vous n’ayez pas déjà entendu parler de ce livre. Premier roman, lauréat d’un concours, sorti en 2013, plus de 1000 membres de Livraddict l’ont déjà lu et au moins 271 chroniques répertoriées dont beaucoup affiche la note maximale. Bref, on a ici un livre qui a beaucoup fait parler de lui en bien, j’étais donc curieuse de voir ce que j’en penserais.

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Brandon Sanderson – Les archives de Roshar T1 : La voie des rois (Partie 1)

Quatrième de couverture :

Roshar, monde de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là. Pour elles, les hommes s’entre-déchirent. Dans le paysage dévasté des Plaines Brisées, Kaladin, enrôlé de force, lutte dans une guerre insensée qui dure depuis dix ans, où plusieurs armées combattent séparément un unique ennemi. Dalinar Kholin, chef de l’une de ces armées, est fasciné par un texte ancien appelé La Voie des Rois. Hanté par des visions des temps anciens, il commence à douter de sa santé mentale. De l’autre côté de l’océan, la jeune et ambivalente Shallan apprend la magie, et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux…

 

Mon avis :

tresbonnelecture

On peut dire que les lecteurs français ont fait preuve d’une grande patience pour enfin lire ce qui s’annonce être la grande série de Brandon Sanderson, quasiment cinq ans ont passé entre la sortie VO et la publication française de la première partie du premier tome, et entre-temps, cette dernière a été repoussée à plusieurs reprises, de quoi entretenir l’impatience et la frustration des lecteurs. ^^

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Brandon Sanderson – Elantris

 

Quatrième de couverture :

Il y a dix ans, la sublime cité d’Elantris, capitale de l’Arélon, a été frappée de malédiction. Ses portes sont désormais closes et nul ne sait ce qui se passe derrière ses murailles. Kae est devenue la première ville de l’Arélon. Quand la princesse Sarène y arrive pour épouser Raoden, l’héritier de la couronne, on lui apprend qu’il vient de mourir. Veuve d’un homme qu’elle n’a jamais vu, Sarène choisit pourtant de rester à la cour, et tente de percer le mystère d’Elantris…

 

Mon avis :

lectureagreable

Brandon Sanderson est un auteur de fantasy que j’aime beaucoup. Hormis Alcatraz contre les bibliothécaires qui fut une petite lecture sympathique la série Fils-des-Brumes et Warbreaker furent des coups de cœurs mais je n’avais encore jamais lu son premier roman ElantrisLire la suite

Nnedi Okorafor – Qui a peur de la mort

Quatrième de couverture :

Afrique, après l’apocalypse. Le monde a changé de bien des façons, mais il est une région où les génocides intertribaux continuent d’ensanglanter la terre.
Une femme survit à l’anéantissement de son village et au viol commis par un général ennemi.
Elle erre dans le désert dans l’espoir d’y mourir,
mais donne naissance à une petite fille dont la peau et les cheveux ont la couleur du sable.
Persuadée que son enfant est différente, extraordinaire, elle la nomme « Onyesonwu », ce qui signifie, dans une langue ancienne : « Qui a peur de la mort ? »
À mesure qu’Onye grandit, elle comprend peu à peu qu’elle porte les stigmates physiques et sociaux de sa violente conception. Des pouvoirs magiques aussi insolites que remarquables commencent à se manifester chez elle alors qu’elle est encore enfant. Sa destinée mystique et sa nature rebelle la poussent à quitter son foyer pour se lancer dans un voyage qui la forcera à affronter sa nature, la tradition, l’histoire, l’amour, les mystères spirituels de sa culture, et à apprendre enfin pourquoi elle a reçu le nom qu’elle porte.

Mon avis :

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Ce livre avait des atouts pour me plaire. Un cadre qui semblait original et une couverture attrayante. Je me souviens avoir aimé le début mais je ne me souviens pas du moment où mon ressenti a commencé à partir en sens inverse. C’est peut-être parce qu’il n’y a pas eu de moment de ce genre. Quand je commence un roman, je suis souvent satisfaite de ma lecture (sauf si c’est tellement mauvais que ça se ressens dès les premiers chapitres), je découvre un nouvel univers, de nouveaux personnages et ce même si l’action n’est pas très présente. Mais vient le moment où j’ai envie de passer à la vitesse supérieure, où le plaisir de la découverte a été estompé et où j’ai envie que l’auteur en vienne au fait et où la découverte ne me suffit plus. Je pense que c’est ce qui s’est passé en partie avec Qui a peur de la mort. Ce livre n’a pas réussi à m’intéresser, à me captiver. Si j’ai passé environ 11 jours dessus, ce n’est pas par manque de temps, mais tout simplement parce que lire une demi-heure me suffisait. Je n’avais pas l’envie d’en savoir plus. C’est d’ailleurs la raison qui a fait que je l’ai finalement abandonné à environ 70 pages de la fin. Si près du but pourtant !  Mais si le manque d’intêret aurait pu justifier un abandon plus tôt, d’autres défauts ont fait leur apparition entre temps.

Le cadre s’annonçait original. Et s’il l’est, par rapport à d’autres livres du même genre, ça ne suffit pas. Certes, l’histoire se passe en Afrique après l’apocalypse. On retrouve d’ailleurs des thèmes présents aujourd’hui comme la guerre, les viols de masse, les mutilations sexuelles et ce contexte dur et violent est probablement une des seules choses positives que j’ai relevés. J’aurais peut-être dû lire un roman contemporain …

La quatrième de couverture mentionne une Apocalypse mais hormis quelques allusions, rien ne pourrait indiquer qu’elle ait eu lieu, l’auteur aurait très bien pu placer son intrigue à notre époque que ça n’aurait rien changé.

Une des choses que je reproche à ce livre, c’est son manque d’explications. Que ça soit au niveau de la magie présente, on sent qu’il y a de l’idée derrière mais je suis restée sur ma faim quant à son fonctionnement, je ne suis pas arrivée à me la visualiser. Pareil, au niveau des péripéties qui arrivent, certaines arrivent comme ça et on ne sait pas pourquoi. Je me suis souvent sentie perdue ou confuse lors de ma lecture alors que j’aurais peut-être dû me sentir choquée ou happée. Est-ce dû au style de l’auteur que j’ai trouvé fluide mais manquant cruellement de descriptions ?

Enfin, j’ai eu du mal avec l’héroïne même si au début, ça se passait bien. Cependant, en avançant, les choses ont changées.

Premièrement, elle semble très puissante, capable de tout par la magie et ça ne m’a pas paru très cohérent. C’est comme si un vautour adulte sortait d’un œuf ! Aussi, certains de ces choix m’ont parus illogiques et enfin, je l’ai trouvé assez égoïste par moment.

Au final, Qui a peur de la mort est une vraie déception pour moi. Entre le manque d’intêret qui m’ont fait traîner ma lecture et les défauts mis en valeur par ce manque d’intérêt, j’ai jeté la pierre à la page 477. Je me serais accrochée un bon moment mais il y a un moment où peu importe comment se finit l’histoire, vous ne voyez plus d’intérêt à continuer. Toutefois, ne vous fiez pas à mon seul jugement et lisez ce livre s’il vous tente. Après tout, il a quand même eu le prix World Fantasy Awards en 2011 et le Prix Imaginales en 2014 pour le meilleur roman traduit et les avis des blogueurs sont positifs dans l’ensemble. 🙂

D’autres avis :
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Charlotte Bousquet – Arachnae

Quatrième de couverture :

Des ténèbres des bas-fonds aux éclats de la cour royale, la cité d’Arachnae se livre dans toute son horreur et ses excès… Dans le secret des arcanes du palais se joue une guerre souterraine entre le prince Alessio et les Moires, qui remettent en cause sa légitimité. Dans les riches faubourgs de la ville, une secte démoniaque étend son influence sur l’aristocratie décadente de la cité. Dans le Labyrinthe, quartier sordide où se côtoient la misère et le vice, les autorités retrouvent des corps d’enfants torturés. Afin de résoudre ces crimes en série, la jeune bretteuse libertine Théodora doit s’allier à l’austère capitaine de la milice Tigran Gracci… Se laisseront-ils engluer dans la toile mortelle de la destinée ?

Mon avis :

tresbonnelecture

Attirée par la couverture et le titre et connaissant l’auteur de nom, j’avais craqué sur ce livre, voilà quelques mois. Petite précision destinée aux arachnophobes : Il n’y a pas d’araignées dans ce livre, vous pouvez y aller. Arachnae étant le nom de la ville où se passe les intrigues ou une métaphore de la toile du Destin dans laquelle les personnages évoluent.
Arachnae est également le premier tome d’une trilogie  mais si vous préférez les one-shot, sachez que ce premier tome possède une fin et pourrait se suffir à lui-même. Cependant, comme j’ai beaucoup apprécié l’écriture de l’auteur et son univers, je ne me cantonnerai pas à ce premier tome.

Parlons justement de cet univers, on est en plein dark fantasy avec Arachnae. Bien sûr, vous avez un peu de magie représentée ici principalement par les Moires qui tissent le fil de la Destinée auquel nul n’échappe. Vous trouverez également beaucoup de magouilles politiques où A manipule B qui manipule C qui se sait manipulé par B mais s’est associé avec A pour faire tomber D, l’amant de B, etc … A croire que tous les personnages ont des fils tendus au dessus de leur tête … ^^ et surtout, vous trouverez un univers brutal et sombre où l’âme humaine dans ses pires desseins est aussi dangereuse que le Labyrinthe, ce quartier d’Arachnae où vivent les plus démunis et/ou les plus vils et où les crimes les plus abjects ont lieu.
Dans Arachnae, nous rencontrons Théodora, une jeune bretteuse élève à l’Académie (des futurs espions, entre autres). Théodora est une élève prometteuse mais qui passe beaucoup de temps à jouer, à boire de l’ambroisie et à collectionner les aventures. Au cours de l’une des ses soirées de jeux, elle tombe sur le chemin de Tigran, milicien de son état et devient obligée d’apporter son aide dans le cadre d’une enquête concernant une série de cadavres d’enfants. A ce propos, âmes sensibles s’abstenir, l’auteur ne nous épargne pas ce qu’ont vécu ses enfants avant de trouver la mort. Toutefois, on notera que la description des sévices (ils ne sont pas tous décrits heureusement !) ne sont pas là pour justifier un quelconque voyeurisme pervers mais pour souligner la brutalité et l’horreur d’Arachnae. A ce fil, s’entremêlent deux autres intrigues, une où les complots politiques sont aussi courants que les maisons closes dans le Labyrinthe et une où les rites occultes occupent le devant de la scène. Bien sûr, on se doute que ces trois fils ne partent pas dans des directions opposés et finiront par se regrouper en un seul et si la résolution des intrigues peut paraître simple, elle n’en est pas simpliste pour autant.
Au premier abord, Arachnae semble être un roman de fantasy assez classique mais il suffit de gratter à la surface pour se rendre compte que l’auteur a puisé dans plusieurs « cultures » pour écrire Arachnae. Bien sûr, ce roman appartient au genre de la dark fantasy mais on retrouve des codes du roman policier avec l’enquête mené par Théo et Tigran, de la mythologie gréco-romaine mais également du théâtre. En plus de ça, Arachnae est un livre où les personnages ne sont pas gâtés par le Destin, ils souffrent et parfois meurent.
En conclusion, avec un univers simple mais solide, des personnages différents et entiers, une belle plume, un thème universel (lancez n’importe qui sur la question de la destinée, du Destin, du hasard et vous aurez un débat assez vite), Arachnae possédait tous les éléments pour me séduire, ce qui n’a pas raté.

NB : Toutefois, il y a un élément qui m’a gêné et qui est probablement la cause de mon ressenti final (le petit diable en haut), c’est le fait que malgré que nous suivons le point de vue de nombreux personnages, il y a un personnage assez important dont nous avons jamais le point de vue. C’est dommage car j’aurais aimé le connaitre un peu et savoir ce qu’il pense vraiment de tout ça. Au final, l’image que j’ai eu de lui, c’est l’image d’une personne complètement effacée, spectatrice de sa propre vie.

D’autres avis :

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Samantha Bailly – Au delà de l’Oraison T1 : La langue du silence

Quatrième de couverture :

 Mylianne Manérian est une jeune fille sans histoire. Alors pourquoi est-elle retrouvée morte dans une ruelle lugubre? De l’avis général, c’est l’œuvre des clans, ces rebelles qui menacent la paix du royaume. Les deux sœurs de la défunte, Aileen et Noony ne se satisfont pourtant pas de cette explication.
Aileen, envahie par la haine, est prête à tout pour venger sa cadette au risque de se trouver mêlée à des intrigues qui la dépassent.
Noony, quant à elle, se révolte en apprenant que leur royaume projette d’envahir Rouge-Terre, un continent voisin, quitte à faire des milliers de victimes.

Au milieu de l’indifférence générale – la mort est une généreuse source de revenu – les deux sœurs vont tenter de stopper les conflits et de révéler au grand jour les manipulations de leurs dirigeants.

Mon avis :

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La première fois que j’ai « entendu » parler de ce roman, c’était en recevant un livre du catalogue Mille Saisons et même si le résumé de La langue du silence me tentait bien, c’est finalement 2 ans et demi plus tard que j’ai pu lire ce livre. J’avertis que j’ai lu l’édition de Mille Saisons et non l’intégrale publiée récemment chez Bragelonne. J’étais aussi curieuse de voir où s’arrêterait ce premier tome, de ce côté là, pas de cliff-hanger ou quoi que ce soit qui donne envie de se jeter sur la suite dès que possible.

Ce que j’ai tout de suite aimé dans La langue du silence, c’est la facilité avec laquelle je suis rentrée dans l’histoire. Dès le début, le style simple et juste de Samantha Bailly et les héroïnes m’ont plu. J’ai pu lire sur la toile quelques avis où les gens avaient mis du temps à rentrer dans l’histoire mais ça n’a pas été mon cas. En revanche, mon enthousiasme du début n’est pas resté au même niveau tout au long de ma lecture mais j’y reviendrai plus tard. 🙂

Comme je le disais, les personnages d’Aileen ou encore Noony m’ont fait une bonne impression dès le départ. Au début et pendant une bonne partie du roman, j’avais une préférence pour la première mais sur la fin, la seconde a remonté dans mon estime. J’ai également trouvé qu’Orius était un bon personnage secondaire. D’ailleurs, j’ai bien aimé son amitié avec Aileen. Ces différents personnages sont dotés d’un passé et d’un caractère bien distinct. Il y a bien entendu d’autres personnages comme Alexian mais je ne me suis pas vraiment attardée sur ceux là.

Ensuite, j’ai aimé l’univers crée par l’auteur même si au premier abord, il n’a rien d’original. Le monde est divisée en 3 continents. Le premier a conquis le deuxième, voilà à peine un siècle et le troisième fait encore office de terre inconnue peuplée par des « barbares ». Le climat politique du deuxième continent est également assez instable et violent de par la présence de clans rebelle au gouvernement en place.

Seulement, j’ai trouvé que la religion en vigueur dans les deux premiers continents était très intéressante. C’est une religion dans laquelle la cérémonie de l’Oraison a beaucoup de place. Cette cérémonie consiste à envoyer l’âme des défunts afin qu’elle puisse se réincarner. La religion est donc un aspect important du livre et c’est aussi le cas de la mort et du deuil.

Plus haut, je disais donc que j’étais rentrée facilement dans La langue du silence mais que mon enthousiasme était un peu retombé au long de ma lecture. J’ai quand même fini le roman sur une note positive mais j’étais quand même plus mitigée qu’au départ. Ainsi, j’ai trouvé que certains éléments de l’intrigue était mal exploités (en particulier du côté de chez Aileen) SPOILERS (surlignez pour lire) Afin de se venger et de retrouver le meurtrier de sa soeur, Aileen décide de se prostituer. On perçoit alors Aileen comme un personnage très déterminée, prête à tout pour venger sa soeur mais la prostitution étant un sujet difficile, je ne m’attendais pas à ce que la première semaine de travail de la jeune fille soit résumé en une phrase banale. Je ne voulais pas non plus de scènes explicites entre elle et un client mais là, l’auteur a choisi de faire comme si la jeune fille n’avait pas pris la décision de vendre son corps et j’ai eu l’impression que cette décision ne la bouleversait pas, ne la changeait en rien. Il y a également autre chose qui m’a gênait et ça concerne cette fois-ci Aileen et Orius. J’ai bien aimé leur amitié mais je dois dire que le moment où ils couchent ensemble m’a paru tomber de nulle part et ne rien apporter à l’intrigue. Pourquoi ? Parce  qu’aucun des deux personnages ne nous as parlé d’une attirance pour l’autre par le passé, parce que j’avais perçu leur relation comme de l’amitié et rien d’autre et parce qu’on dirait que cette relation sexuelle est uniquement motivée par le désir d’Aileen de perdre sa virginité avant de commencer à travailler comme prostituée et par celui d’Orius qui, paralysé des jambes, n’avait plus l’espoir de refaire l’amour avec une femme. Bref, j’ai eu l’impression que ces deux là ont fait l’amour ensemble pour des raisons pratiques et parce qu’ils étaient un homme et une femme. Après,  je peux comprendre le choix d’Aileen de préférer perdre sa virginité avec un ami plutôt qu’avec un client qui pourrait la dégouter. Mais ce qui m’a aussi gênée, c’est que le lendemain et même après, il n’y a plus aucune allusion à ce moment, que ce soit au niveau des dialogues ou au niveau de la narration. Si encore, l’auteur nous avait écrite une scène érotique, ça aurait pu être agréable (^^) mais cette scène se passe comme dans les comédies familiales, on a droit à un baiser, écran noir et bond dans le temps. Du coup, j’ai l’impression qu’il aurait mieux fallu qu’Aileen ne soit pas vierge au départ, ça n’aurait rien changé, à mon avis. FIN DU SPOILER (et désolée pour sa taille, mais c’est souvent sur des évènements de l’intrigue que j’ai envie de discuter. Si vous avez lu ce livre, n’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire en essayant de ne pas trop spoiler pour les autres (je déplore d’ailleurs le fait qu’il ne soit pas possible de mettre des balises spoilers dans les commentaires ou sur FB …) Outre ces choses qui ont terni mon enthousiasme, je pressens également une certaine prévisibilité de l’intrigue. J’avais déjà deviné quelques trucs avant la fin de ce premier tome et j’ai l’impression que le deuxième tome va sûrement apporter des révélations mais aussi des confirmations quant à certains doutes …

En conclusion, La langue du silence m’aura séduite grâce à son univers et à ses personnages. J’émets quand même une réserve sur l’intrigue même si j’ai passé un bon moment. Pour finir ce billet, je rajouterai juste que l’auteur avait 21 ans lorsque ce roman (son premier) est sorti et même s’il y a quelques imperfections, je trouve que cet auteur a un gros potentiel.