Anne Denier – Côté Face

Quatrième de couverture :

J’étais en retard et si ce n’avait pas été le cas jamais je n’aurais pris ce tram et jamais je ne l’aurais rencontré. Lui. Celui qui allait détruire ma vie en réveillant une mémoire qui sommeillait en moi et dont j’ignorais l’existence. Un autre côté de moi-même. « Te séduire, t’emmener, te torturer, te violer et t’assassiner. » J’avais une vie…

 

Mon avis :

tresbonnelecture

D’abord, il faut que j’avoue que j’avais un peu peur de lire ce roman. Aujourd’hui, c’est la maison d’édition Rebelle qui le diffuse mais Côté Face est d’abord un roman d’auto-édition et j’avais peur de tomber sur un travail  bâclé … mais j’ai été ravie de constater que ce n’est pas le cas. Voilà pour ma petite appréhension. 🙂

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Nnedi Okorafor – Qui a peur de la mort

Quatrième de couverture :

Afrique, après l’apocalypse. Le monde a changé de bien des façons, mais il est une région où les génocides intertribaux continuent d’ensanglanter la terre.
Une femme survit à l’anéantissement de son village et au viol commis par un général ennemi.
Elle erre dans le désert dans l’espoir d’y mourir,
mais donne naissance à une petite fille dont la peau et les cheveux ont la couleur du sable.
Persuadée que son enfant est différente, extraordinaire, elle la nomme « Onyesonwu », ce qui signifie, dans une langue ancienne : « Qui a peur de la mort ? »
À mesure qu’Onye grandit, elle comprend peu à peu qu’elle porte les stigmates physiques et sociaux de sa violente conception. Des pouvoirs magiques aussi insolites que remarquables commencent à se manifester chez elle alors qu’elle est encore enfant. Sa destinée mystique et sa nature rebelle la poussent à quitter son foyer pour se lancer dans un voyage qui la forcera à affronter sa nature, la tradition, l’histoire, l’amour, les mystères spirituels de sa culture, et à apprendre enfin pourquoi elle a reçu le nom qu’elle porte.

Mon avis :

boftresmitige

Ce livre avait des atouts pour me plaire. Un cadre qui semblait original et une couverture attrayante. Je me souviens avoir aimé le début mais je ne me souviens pas du moment où mon ressenti a commencé à partir en sens inverse. C’est peut-être parce qu’il n’y a pas eu de moment de ce genre. Quand je commence un roman, je suis souvent satisfaite de ma lecture (sauf si c’est tellement mauvais que ça se ressens dès les premiers chapitres), je découvre un nouvel univers, de nouveaux personnages et ce même si l’action n’est pas très présente. Mais vient le moment où j’ai envie de passer à la vitesse supérieure, où le plaisir de la découverte a été estompé et où j’ai envie que l’auteur en vienne au fait et où la découverte ne me suffit plus. Je pense que c’est ce qui s’est passé en partie avec Qui a peur de la mort. Ce livre n’a pas réussi à m’intéresser, à me captiver. Si j’ai passé environ 11 jours dessus, ce n’est pas par manque de temps, mais tout simplement parce que lire une demi-heure me suffisait. Je n’avais pas l’envie d’en savoir plus. C’est d’ailleurs la raison qui a fait que je l’ai finalement abandonné à environ 70 pages de la fin. Si près du but pourtant !  Mais si le manque d’intêret aurait pu justifier un abandon plus tôt, d’autres défauts ont fait leur apparition entre temps.

Le cadre s’annonçait original. Et s’il l’est, par rapport à d’autres livres du même genre, ça ne suffit pas. Certes, l’histoire se passe en Afrique après l’apocalypse. On retrouve d’ailleurs des thèmes présents aujourd’hui comme la guerre, les viols de masse, les mutilations sexuelles et ce contexte dur et violent est probablement une des seules choses positives que j’ai relevés. J’aurais peut-être dû lire un roman contemporain …

La quatrième de couverture mentionne une Apocalypse mais hormis quelques allusions, rien ne pourrait indiquer qu’elle ait eu lieu, l’auteur aurait très bien pu placer son intrigue à notre époque que ça n’aurait rien changé.

Une des choses que je reproche à ce livre, c’est son manque d’explications. Que ça soit au niveau de la magie présente, on sent qu’il y a de l’idée derrière mais je suis restée sur ma faim quant à son fonctionnement, je ne suis pas arrivée à me la visualiser. Pareil, au niveau des péripéties qui arrivent, certaines arrivent comme ça et on ne sait pas pourquoi. Je me suis souvent sentie perdue ou confuse lors de ma lecture alors que j’aurais peut-être dû me sentir choquée ou happée. Est-ce dû au style de l’auteur que j’ai trouvé fluide mais manquant cruellement de descriptions ?

Enfin, j’ai eu du mal avec l’héroïne même si au début, ça se passait bien. Cependant, en avançant, les choses ont changées.

Premièrement, elle semble très puissante, capable de tout par la magie et ça ne m’a pas paru très cohérent. C’est comme si un vautour adulte sortait d’un œuf ! Aussi, certains de ces choix m’ont parus illogiques et enfin, je l’ai trouvé assez égoïste par moment.

Au final, Qui a peur de la mort est une vraie déception pour moi. Entre le manque d’intêret qui m’ont fait traîner ma lecture et les défauts mis en valeur par ce manque d’intérêt, j’ai jeté la pierre à la page 477. Je me serais accrochée un bon moment mais il y a un moment où peu importe comment se finit l’histoire, vous ne voyez plus d’intérêt à continuer. Toutefois, ne vous fiez pas à mon seul jugement et lisez ce livre s’il vous tente. Après tout, il a quand même eu le prix World Fantasy Awards en 2011 et le Prix Imaginales en 2014 pour le meilleur roman traduit et les avis des blogueurs sont positifs dans l’ensemble. 🙂

D’autres avis :
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Raphaël Albert – Rue Farfadet

 

Quatrième de couverture :

Panam, dans les années 1880 : les humains ont repris depuis longtemps la main sur les Peuples Anciens. Sylvo Sylvain a posé son havresac dans la rue Farfadet, gouailleuse à souhait. Il exerce la profession exaltante de détective privé et les affaires sont nombreuses ! Des adultères, des maris jaloux, des épouses trompées, etc. Ni très rémunérateur, ni très glorieux… Alors, Sylvo fréquente assidûment les bars et les lieux de plaisir en tout genre où son charme envoûte ces dames… Jusqu’au jour où lors d’un banale enquête de routine il se trouve mêlé à une machination dépassant l’entendement. Le voilà, bien malgré lui, chargé de l’affaire par l’un des trois puissants ducs de Panam. Saura-t-il tirer son épingle de ce jeu compliqué et dangereux ?

 

Mon avis :

tresbonnelecture

Voilà un moment que je voulais lire ce livre. J’attendais la bonne occasion. En fait, j’attendais juste que le deuxième tome de cette série sorte en poche au cas où et vu à la vitesse à laquelle je lis les séries, je suis presque sûre de ne pas avoir à attendre trop longtemps avant la sortie poche du 3ème tome.

L’auteur a choisi de planter son intrigue dans un Paname de la fin du XIXème, un Panam où se côtoient humains et autres races telles que les gobelins, les orques ou encore des nains et autres créatures issues du folklore. Un Panam gouverné par trois Ducs, au climat contrôlé par des mages. Un Panam à l’ambiance fantastique et steampunk. C’est dans cette ville que nous faisons connaissance avec Sylvo Sylvain, l’un des rares elfes à avoir posé ses valises dans la ville et de son fidèle compagnon ailé Pixel. Ces deux là gagnent leur vie comme détectives privés même si cette profession est loin de leur amener beaucoup d’argent ou d’aventures jusqu’au jour où une simple affaire semble  plus compliquée qu’elle n’en a l’air et vont les entrainer vers l’affaire qui pourra les rendre célèbre ou les tuer.

L’enquête met un peu de temps à démarrer, l’auteur prenant son temps pour nous présenter son narrateur et son environnement. J’ai vite été immergée dans l’ambiance particulière de ce Panam puisqu’il n’a pas été du tout difficile pour moi de m’imaginer déambuler dans le Panam imaginé par Raphael Albert. Une fois que l’enquête a démarré, les évènements vont assez vite et peut-être qu’une cinquantaine de pages n’auraient pas été de trop pour éviter l’effet du dénouement rapide.

Quant à Sylvo, on pourrait dire que c’est l’archétype du détective privé des romans noirs. Bien qu’investi dans son travail, il n’en est pas moins porté sur la boisson, ne manque pas d’humour et traine derrière lui un passé douloureux. Bref, c’est un personnage que j’ai beaucoup aimé. Pixel est aussi un personnage intéressant même si j’ai trouvé que l’auteur s’attardait moins sur lui que sur Sylvo. Mais peut-être que l’auteur en a décidé autrement pour les tomes suivants. 😉

 

En conclusion, Rue Farfadet est un mélange quasi-réussi de fantasy, de steampunk et de policier. Je suis curieuse de lire la suite des aventures de Sylvo Sylvain et de Pixel et je vous conseille cette lecture assez rafraichissante entre deux gros pavés. 🙂

D’autres avis :

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Andrus Kivirähk – L’homme qui savait la langue des serpents

Quatrième de couverture :

Voici l’histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d’un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, d’une paysanne qui rêvait d’un loup-garou, d’un vieil homme qui chassait les vents, d’une salamandre qui volait dans les airs, d’australopithèques qui élevaient des poux géants, d’un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons épouvantés par tout ce qui précède…

 

Mon avis :

Il y a des livres que vous n’avez pas besoin de commencer pour savoir que vous allez lire quelque chose d’original, de différent. Avec sa très belle couverture, sa quatrième de couverture, la nationalité de son auteur, L’homme qui savait la langue des serpents, fait partie de ces livres. Mais l’originalité fait-elle tout ? Non, c’est sûr. Pour les plus pressés, ce livre doit atterrir fissa dans votre wish-list. L’homme qui savait la langue des serpents, c’est encore un livre où je me demande pourquoi je n’ai pas crié au coup de cœur la dernière page même si j’ai tout aimé. Franchement, des fois, je ne comprends pas pourquoi j’ai des livres coup de coeurs et parfois non … Un mystère qui me chagrine des fois. Oui, j’envie ceux et celles qui ont plusieurs coup de cœur sur un mois. Je vous envie, je vous jalouse ! ^^ Mais le sujet n’est pas là.

Donc, l’originalité ne fait pas un bon roman. C’est vrai. Mais si je vous dis que L’homme qui savait la langue des serpents avait tout pour faire un excellent roman ? Des personnages hauts en couleurs, humains, non-humains, drôles, attachants, loufoques, dangereux, etc … une écriture qui laisse transparaitre le Merveilleux de l’Estonie médiévale imaginée par l’auteur, un récit qui mélange humour, farces et tragédies. L’humour est présent tout au long de l’histoire même si cette dernière devient de plus en plus sombre. La vie de Leemet, outre d’offrir une intrigue passionnante pour un roman, est aussi une occasion pour l’auteur de peindre une satire de la modernité. Mais attention, pas question de dire « c’était mieux avant », tout le monde en prends pour son grade.

Bref, faites une place pour L’homme qui savait la langue des serpents dans votre bibliothèque, il le mérite vraiment et d’autant plus qu’il s’agit d’un auteur estonien (je connais pas vraiment d’auteurs estoniens) et d’une petite maison d’édition.

 » … alors que ton grand-père, on dirait une plante qui fleurit sans s’occuper de ce que l’hiver est déjà là. »

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Morgane Caussarieu – Dans les veines

Quatrième de couverture : 

La canicule enflamme les nuits bordelaises. Une bande de camés dévaste un supermarché. Et     tandis que l’on repêche des cadavres exsangues dans la Garonne, des filles perdues poussent leur dernier soupir sur le son du Bathory, nouveau repaire de la faune nocturne. Chargé d’enquêter sur ces événements, le lieutenant Baron suit la trace de tueurs dégénérés avides de sexe, de drogue et de rock’n’roll, bien décidés à saigner la cité girondine.
Vampires… Le mot, absurde, échauffe les esprits, sans que personne n’ose encore le prononcer. Et alors que l’investigation piétine, Lily, la propre fille de Baron, s’entiche de l’inquiétant Damian, pensant trouver dans cette passion toxique un remède à son mal-être.

Mon avis :

tresbonnelecture

La phrase en quatrième de couverture « Les gentils vampires, ça n’existent pas » annonce de suite le ton du roman. Dans les veines ne sera pas comme tous ces romans d’urban-fantasy peuplés de gentils vampires ou de vampire pas-si-méchant-une-fois-qu’on-les-connait et si histoire d’amour il y a, elle ne fera pas partie de celles qui donnent des papillons dans le ventre. D’ailleurs, ça commence bien puisque dès le tout premier chapitre, une femme jette le cadavre d’un bébé dans une poubelle. Morgane Caussarieu prend le parti de dépeindre les vampires comme des tueurs assoiffés de sang et leur sort n’est guère enviable. Vivre pour l’éternité pour avoir toujours soif sans profiter des siècles que l’on traverse ? Mouais, très peu pour moi. ^^

Paradoxalement, j’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai lu assez vite. J’ai mis « paradoxalement » parce que ce livre est malsain voire crade. Vous l’aurez compris, les vampires ne sont pas des saints et même ce Damian qui semble être attachée à Lily et encore moins l’enfant-vampire Gabriel, le pire de tous. Toutefois, on est loin des méchants vampires et gentils humains. Entre inceste, scènes de sexe où la douleur, le plaisir, le sang, le sperme et autre sécrétions naturelles se mélangent, l’auteur n’épargne pas le lecteur et ce livre est à déconseiller pour les âmes sensibles. Pour ceux qui connaissent, on pourra même retrouver une ressemblance avec Âmes perdues de Poppy Z.Brite où la scène underground et ses adeptes paumés (pas tous hein ! :D) sont tout autant un terrain de chasse pour les vampires qu’un moyen pour critiquer la société.

Au niveau des personnages, le seul qui attire la sympathie est peut-être celui de Lily même si plus l’intrigue avançait, plus je me disais qu’elle n’était pas plus gentille que d’autres. Au final, les personnages qui ont eu ma sympathie sont celui de Brune et de Fleur. Bien sûr, il y a aussi les personnages qui déçoivent. Spoiler ! Comme Damian ou encore comme le père de Lily. Dès qu’on le rencontre, il a l’air plutôt bien ce flic mais quand on comprend qu’il abuse de sa fille depuis des années, difficile d’avoir la moindre sympathie pour lui. Toutefois, je trouve que le sort qui lui est réservé à la fin est très horrible.Fin du spoiler.

Enfin, un dernier mot pour la plume de l’auteur que j’ai trouvé efficace, percutant et assez visuel puisque je n’ai eu aucun mal à me représenter toutes les scènes « choquantes » du livre ! 😀

Pour conclure, Dans les veines est un très bon roman vampirique sans temps mort qui nous rappelle que le vampire est un monstre légendaire à l’origine, qui nous montre également que notre société n’a pas besoin de vampires ou autres monstres légendaires pour avoir ses propres monstres. Le deuxième roman de l’auteur Je suis ton ombre parait le 5 juin et c’est avec plaisir que je suivrai cette nouvelle publication.

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Charlotte Bousquet – Arachnae

Quatrième de couverture :

Des ténèbres des bas-fonds aux éclats de la cour royale, la cité d’Arachnae se livre dans toute son horreur et ses excès… Dans le secret des arcanes du palais se joue une guerre souterraine entre le prince Alessio et les Moires, qui remettent en cause sa légitimité. Dans les riches faubourgs de la ville, une secte démoniaque étend son influence sur l’aristocratie décadente de la cité. Dans le Labyrinthe, quartier sordide où se côtoient la misère et le vice, les autorités retrouvent des corps d’enfants torturés. Afin de résoudre ces crimes en série, la jeune bretteuse libertine Théodora doit s’allier à l’austère capitaine de la milice Tigran Gracci… Se laisseront-ils engluer dans la toile mortelle de la destinée ?

Mon avis :

tresbonnelecture

Attirée par la couverture et le titre et connaissant l’auteur de nom, j’avais craqué sur ce livre, voilà quelques mois. Petite précision destinée aux arachnophobes : Il n’y a pas d’araignées dans ce livre, vous pouvez y aller. Arachnae étant le nom de la ville où se passe les intrigues ou une métaphore de la toile du Destin dans laquelle les personnages évoluent.
Arachnae est également le premier tome d’une trilogie  mais si vous préférez les one-shot, sachez que ce premier tome possède une fin et pourrait se suffir à lui-même. Cependant, comme j’ai beaucoup apprécié l’écriture de l’auteur et son univers, je ne me cantonnerai pas à ce premier tome.

Parlons justement de cet univers, on est en plein dark fantasy avec Arachnae. Bien sûr, vous avez un peu de magie représentée ici principalement par les Moires qui tissent le fil de la Destinée auquel nul n’échappe. Vous trouverez également beaucoup de magouilles politiques où A manipule B qui manipule C qui se sait manipulé par B mais s’est associé avec A pour faire tomber D, l’amant de B, etc … A croire que tous les personnages ont des fils tendus au dessus de leur tête … ^^ et surtout, vous trouverez un univers brutal et sombre où l’âme humaine dans ses pires desseins est aussi dangereuse que le Labyrinthe, ce quartier d’Arachnae où vivent les plus démunis et/ou les plus vils et où les crimes les plus abjects ont lieu.
Dans Arachnae, nous rencontrons Théodora, une jeune bretteuse élève à l’Académie (des futurs espions, entre autres). Théodora est une élève prometteuse mais qui passe beaucoup de temps à jouer, à boire de l’ambroisie et à collectionner les aventures. Au cours de l’une des ses soirées de jeux, elle tombe sur le chemin de Tigran, milicien de son état et devient obligée d’apporter son aide dans le cadre d’une enquête concernant une série de cadavres d’enfants. A ce propos, âmes sensibles s’abstenir, l’auteur ne nous épargne pas ce qu’ont vécu ses enfants avant de trouver la mort. Toutefois, on notera que la description des sévices (ils ne sont pas tous décrits heureusement !) ne sont pas là pour justifier un quelconque voyeurisme pervers mais pour souligner la brutalité et l’horreur d’Arachnae. A ce fil, s’entremêlent deux autres intrigues, une où les complots politiques sont aussi courants que les maisons closes dans le Labyrinthe et une où les rites occultes occupent le devant de la scène. Bien sûr, on se doute que ces trois fils ne partent pas dans des directions opposés et finiront par se regrouper en un seul et si la résolution des intrigues peut paraître simple, elle n’en est pas simpliste pour autant.
Au premier abord, Arachnae semble être un roman de fantasy assez classique mais il suffit de gratter à la surface pour se rendre compte que l’auteur a puisé dans plusieurs « cultures » pour écrire Arachnae. Bien sûr, ce roman appartient au genre de la dark fantasy mais on retrouve des codes du roman policier avec l’enquête mené par Théo et Tigran, de la mythologie gréco-romaine mais également du théâtre. En plus de ça, Arachnae est un livre où les personnages ne sont pas gâtés par le Destin, ils souffrent et parfois meurent.
En conclusion, avec un univers simple mais solide, des personnages différents et entiers, une belle plume, un thème universel (lancez n’importe qui sur la question de la destinée, du Destin, du hasard et vous aurez un débat assez vite), Arachnae possédait tous les éléments pour me séduire, ce qui n’a pas raté.

NB : Toutefois, il y a un élément qui m’a gêné et qui est probablement la cause de mon ressenti final (le petit diable en haut), c’est le fait que malgré que nous suivons le point de vue de nombreux personnages, il y a un personnage assez important dont nous avons jamais le point de vue. C’est dommage car j’aurais aimé le connaitre un peu et savoir ce qu’il pense vraiment de tout ça. Au final, l’image que j’ai eu de lui, c’est l’image d’une personne complètement effacée, spectatrice de sa propre vie.

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Neal Shusterman – Les fragmentés

Quatrième de couverture :

Dans une société traumatisée par la Seconde Guerre civile, la charte de la vie vient d’être signée. Elle stipule que l’on peut « fragmenter » un adolescent âgé de treize à dix-huit ans. La fragmentation consiste à « résilier » un enfant rétroactivement sans y mettre techniquement fin.

Connor, Risa et Lev se retrouvent tous les trois sur la liste fatale. Leur seule échappatoire : fuir, se cacher, survivre alors qu’ils sont traqués par les Frags, la police des fragmentés.

Thriller d’anticipation original et rythmé, ce roman initiatique de Neal Shusterman propose une réflexion intelligente sur l’indépendance et la quête de soi.

Mon avis :

La société dans laquelle vivent Connor, Risa et Lev est une société profondément changée par les conséquences de la Seconde Guerre Civile qui a opposé les pro-vie et les pro-choix. Pour éviter que tout ce petit monde ne s’entretue, le concept de fragmentation a été mis au point. Votre enfant vous cause trop de problèmes, vous déçoit ? Hop, on le fragmente.

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Rick Yancey – La 5ème vague

 

Quatrième de couverture :

1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive…
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend… Mais la jeune fille doit d’abord faire des choix : entre confiance et paranoïa, entre courage et désespoir, entre la vie et la mort. Va-t-elle baisser les bras et accepter son triste sort, ou relever la tête et affronter son destin ? Car ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.

 

Mon avis :

tresbonnelecture

Pour tout passionné de littérature, il y a ce moment délicat entre la fin d’une lecture et le début d’une autre, ce moment où vous ne savez pas quel livre lire parmi votre cinquantaine, centaine(s) de choix, parce que vous hésitez entre un polar, un roman historique, un livre jeunesse, de la SF et parfois, un livre vous attire comme ça. C’est comme ça que je me suis retrouvé à lire La 5ème vague qui m’a attiré par sa couverture et sa tranche aux reflets dorés et j’étais aussi curieuse de découvrir cette histoire d’invasions d’ET parce qu’à part quelques films, je ne pense pas avoir déjà lu un livre mettant en scène ces créatures.

Dès le départ, l’auteur joue avec les légendes. Quand on parle d’ETs, on pense souvent à des petits hommes verts, à des rencontres, à des messages envoyés de la Terre jusqu’au vaisseaux. Cassie nous raconte que rien ne s’est pensé comme les Hommes le pensaient, que ces Autres n’ont donné aucun indice de leur intention, elle nous raconte que jusqu’à la 1ère Vague, personne ne savait vraiment   ce qui allait se passer. Lorsque que Cassie nous raconte ce qui s’est passé avant la 1ère Vague, j’ai ressenti un sentiment de malaise à imaginer cette immense ravitailleur dans le ciel, à ressentir du poids en réponse à son silence et à son ombre.

Lorsque le roman commence, quatre vagues ont eu lieu et 7 milliards de personnes  ont trouvé la mort, c’est donc dans un monde post-apocalyptique que l’auteur plante son décor, un monde où la survie passe par soi-même, où la paranoïa est obligatoire, un monde où les cadavres sont empilés sur des bûchers funéraires. Dans la première partie, nous rencontrons la jeune Cassie, jeune survivante. A ce moment là, l’auteur alterne entre le passé et le présent pour nous permettre de comprendre comment les choses en sont arrivés là. Dès la deuxième partie, l’auteur met en scène un autre narrateur. Hormis deux narrateurs principaux, on peut en ajouter deux autres. Comme vous le savez déjà, j’aime beaucoup ce procédé de narration qui permet d’avoir une vision plus large de l’histoire, en étant à plusieurs endroits à la fois. J’ai juste tiqué sur la partie du point du vue du petit frère à Sammy, la narration et les choix des mots ne m’ont pas paru naturels pour un enfant de 5 ans.

Concernant les personnages, j’ai bien aimé celui de Cassie. C’est une jeune fille qui a souffert et qui sait comment la survie marche, ce n’est pas une jeune donzelle en détresse mais ce n’est pas non plus une super warrior. Quant au personnage d’Evan, on peut le qualifier de mystérieux … Je n’ai pas vraiment accroché à ce personnage (sûrement sa manie d’espionner Cassie …) et je dois dire que la romance entre lui et Cassie est un des points négatifs de cette histoire. Il y a une autre romance entre deux autres personnages mais elle m’a semblé moins gnan-gnan que celle de Cassie et d’Evan. Heureusement pour le reste de l’histoire, ces deux romances ne prennent pas le dessus sur l’intrigue. Je suis aussi ravie qu’on ait échappé au triangle amoureux ! La quatrième de couverture ne mentionne que Cassie et il serait logique de croire que c’est l’héroïne alors que ce n’est pas tout à fait le cas. Les autres personnages disposent chacun d’une certaine personnalité et n’ont pas été rajoutés pour accompagner Cassie.

Difficile d’en dire plus  sans spoiler mais j’ai passé un très bon moment avec ce livre. Cette histoire de 5ème vague est très bien pensée et ces ETs sont vraiment très perfides et intelligent . De plus avec l’alternance des points de vue, c’est un livre qui se lit assez vite. On pourrait juste regretter un léger manichéisme dans l’histoire. Spoiler !!! Hormis Evan qui est un Silencieux du côté des humains (en tout cas, jusqu’à maintenant), il n’y a pas d’humains non infestés et non endoctrinés qui soient du côté des ETs. C’est vrai que ça serait bizarre vu que leur but est d’exterminer la race humaine mais on pourrait très bien imaginer un humain dupé. Fin du spoiler

Au final, c’est un livre que je conseille. On peut voir sur la quatrième de couverture, que ce livre va être adapté au cinéma et c’est une très bonne idée car ça pourrait donner quelque chose de très sympa à condition de ne pas édulcorer le tout.

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Samantha Bailly – Au delà de l’Oraison T1 : La langue du silence

Quatrième de couverture :

 Mylianne Manérian est une jeune fille sans histoire. Alors pourquoi est-elle retrouvée morte dans une ruelle lugubre? De l’avis général, c’est l’œuvre des clans, ces rebelles qui menacent la paix du royaume. Les deux sœurs de la défunte, Aileen et Noony ne se satisfont pourtant pas de cette explication.
Aileen, envahie par la haine, est prête à tout pour venger sa cadette au risque de se trouver mêlée à des intrigues qui la dépassent.
Noony, quant à elle, se révolte en apprenant que leur royaume projette d’envahir Rouge-Terre, un continent voisin, quitte à faire des milliers de victimes.

Au milieu de l’indifférence générale – la mort est une généreuse source de revenu – les deux sœurs vont tenter de stopper les conflits et de révéler au grand jour les manipulations de leurs dirigeants.

Mon avis :

lectureagreable

La première fois que j’ai « entendu » parler de ce roman, c’était en recevant un livre du catalogue Mille Saisons et même si le résumé de La langue du silence me tentait bien, c’est finalement 2 ans et demi plus tard que j’ai pu lire ce livre. J’avertis que j’ai lu l’édition de Mille Saisons et non l’intégrale publiée récemment chez Bragelonne. J’étais aussi curieuse de voir où s’arrêterait ce premier tome, de ce côté là, pas de cliff-hanger ou quoi que ce soit qui donne envie de se jeter sur la suite dès que possible.

Ce que j’ai tout de suite aimé dans La langue du silence, c’est la facilité avec laquelle je suis rentrée dans l’histoire. Dès le début, le style simple et juste de Samantha Bailly et les héroïnes m’ont plu. J’ai pu lire sur la toile quelques avis où les gens avaient mis du temps à rentrer dans l’histoire mais ça n’a pas été mon cas. En revanche, mon enthousiasme du début n’est pas resté au même niveau tout au long de ma lecture mais j’y reviendrai plus tard. 🙂

Comme je le disais, les personnages d’Aileen ou encore Noony m’ont fait une bonne impression dès le départ. Au début et pendant une bonne partie du roman, j’avais une préférence pour la première mais sur la fin, la seconde a remonté dans mon estime. J’ai également trouvé qu’Orius était un bon personnage secondaire. D’ailleurs, j’ai bien aimé son amitié avec Aileen. Ces différents personnages sont dotés d’un passé et d’un caractère bien distinct. Il y a bien entendu d’autres personnages comme Alexian mais je ne me suis pas vraiment attardée sur ceux là.

Ensuite, j’ai aimé l’univers crée par l’auteur même si au premier abord, il n’a rien d’original. Le monde est divisée en 3 continents. Le premier a conquis le deuxième, voilà à peine un siècle et le troisième fait encore office de terre inconnue peuplée par des « barbares ». Le climat politique du deuxième continent est également assez instable et violent de par la présence de clans rebelle au gouvernement en place.

Seulement, j’ai trouvé que la religion en vigueur dans les deux premiers continents était très intéressante. C’est une religion dans laquelle la cérémonie de l’Oraison a beaucoup de place. Cette cérémonie consiste à envoyer l’âme des défunts afin qu’elle puisse se réincarner. La religion est donc un aspect important du livre et c’est aussi le cas de la mort et du deuil.

Plus haut, je disais donc que j’étais rentrée facilement dans La langue du silence mais que mon enthousiasme était un peu retombé au long de ma lecture. J’ai quand même fini le roman sur une note positive mais j’étais quand même plus mitigée qu’au départ. Ainsi, j’ai trouvé que certains éléments de l’intrigue était mal exploités (en particulier du côté de chez Aileen) SPOILERS (surlignez pour lire) Afin de se venger et de retrouver le meurtrier de sa soeur, Aileen décide de se prostituer. On perçoit alors Aileen comme un personnage très déterminée, prête à tout pour venger sa soeur mais la prostitution étant un sujet difficile, je ne m’attendais pas à ce que la première semaine de travail de la jeune fille soit résumé en une phrase banale. Je ne voulais pas non plus de scènes explicites entre elle et un client mais là, l’auteur a choisi de faire comme si la jeune fille n’avait pas pris la décision de vendre son corps et j’ai eu l’impression que cette décision ne la bouleversait pas, ne la changeait en rien. Il y a également autre chose qui m’a gênait et ça concerne cette fois-ci Aileen et Orius. J’ai bien aimé leur amitié mais je dois dire que le moment où ils couchent ensemble m’a paru tomber de nulle part et ne rien apporter à l’intrigue. Pourquoi ? Parce  qu’aucun des deux personnages ne nous as parlé d’une attirance pour l’autre par le passé, parce que j’avais perçu leur relation comme de l’amitié et rien d’autre et parce qu’on dirait que cette relation sexuelle est uniquement motivée par le désir d’Aileen de perdre sa virginité avant de commencer à travailler comme prostituée et par celui d’Orius qui, paralysé des jambes, n’avait plus l’espoir de refaire l’amour avec une femme. Bref, j’ai eu l’impression que ces deux là ont fait l’amour ensemble pour des raisons pratiques et parce qu’ils étaient un homme et une femme. Après,  je peux comprendre le choix d’Aileen de préférer perdre sa virginité avec un ami plutôt qu’avec un client qui pourrait la dégouter. Mais ce qui m’a aussi gênée, c’est que le lendemain et même après, il n’y a plus aucune allusion à ce moment, que ce soit au niveau des dialogues ou au niveau de la narration. Si encore, l’auteur nous avait écrite une scène érotique, ça aurait pu être agréable (^^) mais cette scène se passe comme dans les comédies familiales, on a droit à un baiser, écran noir et bond dans le temps. Du coup, j’ai l’impression qu’il aurait mieux fallu qu’Aileen ne soit pas vierge au départ, ça n’aurait rien changé, à mon avis. FIN DU SPOILER (et désolée pour sa taille, mais c’est souvent sur des évènements de l’intrigue que j’ai envie de discuter. Si vous avez lu ce livre, n’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire en essayant de ne pas trop spoiler pour les autres (je déplore d’ailleurs le fait qu’il ne soit pas possible de mettre des balises spoilers dans les commentaires ou sur FB …) Outre ces choses qui ont terni mon enthousiasme, je pressens également une certaine prévisibilité de l’intrigue. J’avais déjà deviné quelques trucs avant la fin de ce premier tome et j’ai l’impression que le deuxième tome va sûrement apporter des révélations mais aussi des confirmations quant à certains doutes …

En conclusion, La langue du silence m’aura séduite grâce à son univers et à ses personnages. J’émets quand même une réserve sur l’intrigue même si j’ai passé un bon moment. Pour finir ce billet, je rajouterai juste que l’auteur avait 21 ans lorsque ce roman (son premier) est sorti et même s’il y a quelques imperfections, je trouve que cet auteur a un gros potentiel.

David Gemmell – Troie T1 : Le seigneur de l’arc d’argent

Quatrième de couverture :

Trois individus vont changer la destinée de plusieurs nations.
Hélicon, le jeune prince de Dardanie, hanté par une enfance traumatisante; la prêtresse Andromaque, dont le caractère de feu et l’indépendance forcenée se dressent contre la volonté des rois; et le légendaire guerrier Argurios, emmuré dans la solitude, uniquement motiver par son besoin de vengeance.
A Troie, ils découvrent une cité déchirée par des rivalité impitoyable -un maelström de jalousie, de tromperie et de traitrise meurtrières. En dehors des mirs de la cité mythique, des ennemis assoiffés de sang convoitent ses richesses et conspirent à sa chute. C’est une époque de bravoure et de trahison. Une époque de bain de sang et de terreur.
Une époque pour les héros !

Mon avis :

tresbonnelecture

Qu’il est agréable de fureter dans les rayonnages de la bibliothèques et d’y faire des découvertes comme celle là ! De David Gemmell, je n’avais lu que Waylander, il y a de ça environ 3 ans et bien que je ne me souviennes plus de l’histoire, sa lecture avait tout de même marqué le début d’une histoire d’amour entre la fantasy et moi. Toutefois, ici, ce n’est pas tellement le nom de l’auteur mais le titre. Vous le savez déjà (ou vous le saurez), j’aime retrouver dans mes lectures tout ce qui a trait à la mythologie et au folklore (gréco-romain, scandinave, celtique, amérindien, etc …). Bref, j’adore ça. Or quand j’ai vu que cette trilogie mettait en scène l’avant Guerre de Troie, je n’ai pas hésité ! Et quel plaisir alors de retrouver des noms mythiques tels que celui d’Andromaque, Hector ou encore Ulysse.

Ce premier tome compte beaucoup de personnages. Aux trois principaux mentionnés en quatrième de couverture, se rajoutent des personnages secondaires. Cependant malgré la multitude de personnages, je n’ai eu aucun mal à les différencier même si le nom de certains me posait problème au départ. Chacun possède sa personnalité, ses spécificités. Parmi tous ces personnages, celui que j’ai préféré est celui d’Andromaque. C’est un personnage féminin qui ne se laisse pas dicter sa conduite, une femme libre et forte. Celui d’Ulysse est aussi très intéressant et de même que son traitement. C’est un homme réputé pour ses histoires qu’il lui arrive sur la route. J’ai d’ailleurs aimé le choix de l’auteur de lui faire vivre ou raconter ses aventures avant la Guerre de Troie alors que selon la légende, ses aventures avec le cyclope ou autres n’arrivent qu’une fois la guerre passée.  Toutefois, si tous les personnages m’ont plu, je ne me suis vraiment attachée à aucun.

Concernant l’intrigue, c’est ce que j’appelle de la fantasy de pouvoir. A savoir que tout ce qui est créature magique, magie a très peu de place si ce n’est par le biais des rituels et des croyances liées à la religion. Ici, l’intrigue repose sur la lutte pour le pouvoir, les complots, trahisons et sur la découverte de la ville de Troie et des ses menaces par le lecteur au travers des yeux des personnages. Au milieu de toute cette politique, on pourra retrouver l’amour sans que ça empiète sur le reste et soit nian-nian à la mords-moi le nœud.

Au final, Le seigneur d’arc d’argent est une très bonne découverte. Au lieu de reprendre l’histoire de la Guerre de Troie, l’auteur choisit de parler de la genèse et j’approuve ce choix. Ce livre regorge de personnages, de combats, de jeux de pouvoir et possède un certain souffle épique propre à cette époque et à la mythologie.

D’autres avis :

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Daniel Keyes – Des fleurs pour Algernon

Quatrième de couverture :

Algernon est une souris de laboratoire dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l’intelligence. Enhardis par cette réussite, les deux savants tentent alors, avec l’assistance de la psychologue Alice Kinnian, d’appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d’esprit employé dans une boulangerie. C’est bientôt l’extraordinaire éveil de l’intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l’amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jours les facultés supérieures d’Algernon déclinent. Commence alors pour Charlie le drame atroce d’un homme qui, en pleine conscience, se sent retourner à l’état de bête …

Mon avis :

tresbonnelecture

Après avoir fini ce livre, j’ai lu quelques avis et j’ai pu voir que beaucoup de personnes conseillent ce livre aux gens qui voudraient essayer la science-fiction. Je me rends compte que si j’aime bien la SF, j’ai beaucoup de lacunes pour définir le genre puisque je n’aurais pas imaginé que Des fleurs pour Algernon soit de la SF. Mais apparemment, SF ne signifie pas forcément présence du futur, de machines, d’espaces, etc … Bref, j’aime quand un genre littéraire a encore plus de possibilité que je n’imaginais.

Pour revenir à l’histoire, les premières pages peuvent désarçonner le lecteur qui débarque. En effet, l’histoire est racontée du point de vue de Charlie sous la forme de comptes-rendus. Si les premiers compte-rendus sont remplis de fautes de grammaire, d’orthographe et ont un style enfantin, le style des suivants évoluent aussi. Plus l’intelligence de Charlie s’accroit, plus le vocabulaire des compte-rendus est recherchés. J’ai beaucoup aimé ce choix de l’auteur puisque l’on ressent et constate beaucoup mieux l’évolution de Charlie que si le narrateur avait été un chirurgien, par exemple.

Je me suis immédiatement attachée à Charlie, je l’ai trouvé d’une certaine façon pur et innocent dans ces premiers compte-rendus où tout ce qu’il souhaite, c’est devenir un teligent pour avoir pleins d’amis. Je me suis aussi senti triste pour lui quand il commence à voir les choses sous un nouveau jour, à comprendre certaines choses et j’ai même eu une sorte d’admiration pour lui quand il découvre que son état ne sera pas définitif.

Au final, Des fleurs pour Algernon est une très bonne surprise. Je connaissais le livre de nom mais j’avais lu peu d’avis. Certains compte-rendus peuvent être assez difficiles à comprendre pour nous, personne dôtées d’un QI dans la norme et derrière, le portrait de l’homme de Charlie, on sent que l’auteur soulève beaucoup de questions : qu’est-ce que l’intelligence ? en quoi cette dernière nous permet d’appréhender le monde qui nous entoure ? simplet ou surdoué (vaut-il mieux ignorer et être heureux et voir et ne pas aimer tout ce qu’on voit ?, que vaut un QI élevé si le QE (quotient émotionnel) est bas ? Etc …

Anne Bishop – Les joyaux noirs T1 :Fille du sang

Quatrième de couverture :

Il y a sept cents ans, une Veuve Noire a vu une prophétie prendre vie dans sa toile de songes. Désormais, le Sombre Royaume se prépare à l’arrivée de sa Reine, la sorcière qui détiendra un pouvoir plus grand que celui du Sire d’Enfer lui-même. Mais, celle-ci est encore jeune, influençable et vulnérable face à ceux qui voudraient la pervertir. Or, quiconque la tient sous sa coupe contrôle la Ténèbre. Trois hommes, des ennemis jurés, le savent. Et ils connaissent la puissance que recèlent les yeux bleus de cette enfant innocente.
Ainsi commence un impitoyable jeu d’intrigues, de magie et de trahisons, dans lequel la haine et l’amour sont les armes… et dont le trophée est bien plus redoutable que tous l’imaginent.

Mon avis :

tresbonnelecture

Encore une fois, le Chapelier Fou a fait un bon choix dans ma PAL. Même si j’ai mis plus d’une semaine pour terminer ce livre, j’ai beaucoup aimé ce premier tome. Si vous avez lu la quatrième de couverture, qui ne spoile pas, vous avez remarqué les termes de « veuve noire », « toile de songe », « Sire d’Enfer » et « Ténèbres ». C’est la première chose qui frappe en lisant ce livre : l’univers ou plutôt les univers crées sont assez denses et la magie assez difficile à appréhender.

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