Victor Dixen – Printemps humain

Titre : Printemps humain

Série : Le cas Jack Spark T4

Auteur : Victor Dixen

Edition : Jean Paul Gawsewitch (2012)

Genre : Fantastique

tresbonnelecture

Quatrième de couverture :

Tous les contes de fées ont une fin …
Voilà un siècle que le Président-Mentor Jack Spark règne sur Concordiapolis, mégalopole utopique où les hommes coexistent avec les créatures fantastiques. Mais aujourd’hui, cet équilibre fragile est sur le point de se briser.
D’un côté, 1% de privilégiés : les Fés immortels. De l’autre côté, 99% d exploités : les humains surendettés.

Insurgez-vous et rejoignez les rangs du Printemps humain !

Mon avis :

 

C’est l’été dernier que j’ai découvert la trilogie Jack Spark et sa mythologie très originale que l’auteur avait parfaitement assimilé m’avait beaucoup séduite. Le coup de cœur n’avait pas été loin pour le premier tome et même si les 2 tomes suivants m’avaient moins plu en comparaison, cette trilogie fut pour moi une très bonne découverte. Et lorsque j’ai appris il n’y a pas si longtemps que ça, qu’un 4eme tome allait sortir, j’avais hâte de pouvoir le lire. C’est maintenant chose faite.

Autant le dire de suite, je classe Printemps humain au dessus d’Automne traqué et Hiver Nucléaire mais au dessous d’Eté mutant. Ce 4eme tome est très bon mais la phase de découverte du fantastique de l’histoire est déjà passé et c’est une chose qui m’avait beaucoup séduite dans le premier tome.

Pour ceux qui n’auraient pas lu les 3 premiers tomes, il est possible de lire ce 4eme  car les évènements se passent environ 100 ans après les évènements d’Hiver Nucléaire, ainsi la plupart des personnages sont décédés mais leur aura marque l’essentiel du livre. Premièrement, les deux personnages secondaires sont les descendants d’un de ces personnages et tous ont aidé à former la société actuelle dans laquelle nos héros vivent. Bref, si les personnages des trois premiers tomes sont absent de l’intrigue principale, ils sont présent dans le contexte histoire, social et politique de l’histoire. Cela peut paraître bizarre de lire Le cas Jack Spark sans Jack (même si un chapitre le voit comme narrateur) mais j’avoue que Jack ne m’a pas manqué du tout. J’ai même éprouvé de la colère à son sujet lorsqu’il reste si silencieux alors que la société est en train de s’effondrer.

Aussi si Jack ne m’a pas manqué, c’est parce que les deux personnages principals m’ont beaucoup plu. D’un côté, nous avons Caleb, inspecteur de police dont le chef est un fé millénaire et de l’autre son fils Tiago, un adolescent plutôt rebelle. La première chose que j’ai aimé chez ces personnages, c’est le fait qu’ils sont humains comme nous. Caleb s’est endetté pour payer sa maison, Tiago ne comprend pourquoi il devrait aller à l’école parce que de toute façon, on ne lui laissera que le choix du boulot merdique. C’est peut-être parce que je me suis sentie proche d’eux que je me suis attachée. Et comme on suit deux intrigues parallèles qui se rejoignent, l’alternance des points de vue apportent dynamique au récit.

Enfin, j’ai apprécié l’aspect « social » du roman. 100 ans ont passé depuis le Grand Cataclysme, cet évènement qui a vu mourir les 3/4 de la population humaine et une bonne partie des immortels, les fés. Une nouvelle nation a été construite, une déclaration des droits des Hommes et des Fés a été écrite. Les fés font dorénavant parti de la vie de tous les jours et c’est intéressant de voir comment un aspect fantastique s’intègre parfaitement au quotidien. Toutefois, le centenaire de cette nouvelle aube approche et la colère des humains gonfle de plus en plus. En effet, pour rembourser leur emprunts, ceux-çi peuvent payer en flux (l’énergie vitale humaine dont se nourrissent les fés) et comme dans tous système bancaire, un emprunt peut être pris pour rembourser un emprunt, etc … Au final, les humains sont endéttés jusqu’au cou et aussi très fatigués, faible, démoralisé … Et ajoutez aussi qu’un humain qui nait n’a quasiment aucune bonne perspective d’avenir. Les métiers de cadre, chef d’entreprise lui seront « confisqué » par les fés qui ont eu des centaines d’années voire des milliers pour se faire un CV en or. Bref, entre les parents au bout du rouleur qui rament pour rembourser leur emprunts et les enfants désabusés par rapport à leur avenir, il plane sur Printemps humain un air de révolte très réaliste.

Je remercie donc Babelio et l’opération Masse Critique pour m’avoir offert l’opportunité de dévorer ce livre. Des personnages attachants et humain dans tous les sens du terme, une intrigue sans temps mort et surtout un aspect réaliste très intéressant.

 

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