Sabaa Tahir – Une braise sous la cendre

 

Veuillez me pardonner pour cette absence, j’étais partie pour aller sur Mars mais je me suis rendue compte que je n’aurais pas assez de carburant alors j’ai fait demi-tour.  Je ne sais pas si je vais retenter de partir alors je ne peux pas vous garantir que cette chronique sera suivie d’autres surtout que mon rythme de lecture est plus lent qu’auparavant. ou plutôt à tendance à varier. Du genre où je peux lire 200 pages en une journée et terminer un livre de 500 pages en 3 jours et ensuite rester une semaine sur un livre de 200 pages.

Avant de commencer, je vous préviens que j’ai changé les images d’appréciations, je vous invite donc à aller sur cette page pour savoir à quoi correspond chaque gif. 🙂

Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai. »

Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.

 

Mon avis :

Quelque part entre tres-sympa et  giphy

Ce livre, je l’avais repéré depuis un moment avec tout le bien que ses lecteurs disaient de lui et j’ai enfin eu la chance de le trouver à la médiathèque.

La première chose qui m’a séduite, c’est l’univers crée par l’auteur car on est dans un mélange de Rome Antique pour l’organisation de la société et d’univers à la Mille-et-Une Nuit avec l’environnement géographique et les légendes mentionnant des djinns, des efrits, etc … Sachant que les univers médiévaux sont majoritaires dans la fantasy, j’ai beaucoup apprécié.

Une braise sous la cendre nous introduit les deux narrateurs. Laia est une érudite, elle vit avec ses grands-parents et son frère jusqu’au jour où ce quotidien précaire mais familier et rassurant vole en éclat. De son côté, Elias est sur le point de devenir un Mask, une sorte de soldat d’élite, connus pour être sur-entraînés, dangereux et impitoyable. Des deux narrateurs, c’est lui que j’ai préféré et de loin. J’ai plus aimé sa volonté de retrouver sa liberté que celle de Laia. Cependant, si cette dernière m’a légèrement moins plu, j’ai aimé qu’elle ne soit pas l’héroïne courageuse badass qui détruit tout son passage, j’ai aimé qu’elle se sente incapable de réussir sa mission. J’avoue aussi que la présence des Epreuves et les pouvoirs des Augures ont contribué à faire balancer ma préférence pour Elias et son intrigue.

Un autre personnage qui m’a beaucoup plu est celui d’Hélène et je suis ravie de voir que plusieurs chapitres lui sont consacrés dans le prochain tome.

Au niveau de l’intrigue, ce premier tome ne se contente pas d’introduire les personnages, de poser les bases de l’univers et de l’intrigue générale. Il se passe pas mal de choses et les héros prennent bien cher et pour nous – lecteurs – les pages tournent assez vite avec l’envie de savoir si les personnages vont réussir à s’en sortir.

Je ne reprocherai qu’une seule chose à ce roman, c’est la présence de 2 triangles amoureux entre-croisés mais heureusement, ces attirances restent en arrière plan de l’intrigue même si elles occupent régulièrement les pensées des protagonistes mais ça ne leur fais pas perdre de vue leur situation ou leur objectif.

Au final, Une braise sous la cendre est un premier roman plutôt réussi. Les amateurs d’univers originaux y retrouveront leur compte, tout comme ceux qui cherchent un roman bien rythmé et surtout ceux qui adorent les triangles amoureux. 😛

Comment ça s’est terminé ? /!\ ATTENTION !!! SPOILERS ALERT ! Ne surlignez le paragraphe suivant uniquement si vous avez lu ce premier tome ! Je m’en servirais d’aide à la mémoire quand je lirai le prochain

Laia a compris que son frère est gardé dans la prison de haute sécurité au Nord : Kauf. Elle a également appris que Mazen n’avait aucune intention de l’aider à sortir son frère de sa cellule. Cependant Keenan reste de son côté et lui fournit un moyen d’accéder à la liberté qu’elle va offrir à Izzi. De son côté, Elias est emmené sur l’estrade de condamnation à mort et passe à un cheveu d’être décapité par Hélène avant que plusieurs explosions soit déclenchées. Laia aide Elias à s’enfuir, Hélène leur offre une avance de quelques minutes pour qu’ils puissent entrer dans les catacombes. Au niveau du royaume, Marcus est empereur et Hélène est devenue sa pie de sang. La Commandante a infiltré la Résistance et a sans doute orchestré l’assassinat de l’empereur, sur ordre du Semeur de Nuit ? De quelle guerre à venir parle les Augures ? 

Fin de la zone à risque.

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Francesca Zappia – Je t’ai rêvé

Quatrième de couverture :

La folie est son quotidien, rien ne la préparait à être  » normale « .
– On joue au jeu des vingt questions ?
– OK , mais c’est moi qui les pose cette fois.
– Ça marche.
– Si je devine en moins de cinq questions, je serai vraiment déçue.
Il esquisse un sourire et répond :
– Ne m’insulte pas.
– Est-ce que tu es vivant ?
– Oui.
– Tu habites ici ?
– Oui.
– Je te connais ?
– Oui.
– Est-ce que je t’ai rêvé ?

 

Mon avis :

tresbonnelecture

Plus que la phrase d’accroche de John Green, c’est surtout le thème de ce roman qui m’a attirée ainsi que les couleurs de sa couverture que je trouve très douces et apaisantes.

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Cindy Van Wilder – Les Outrepasseurs, tome 3: Le libérateur

(AVERTISSEMENT : Il s’agit d’un 3ème tome et la quatrième de couverture contient des spoilers. Allez plutôt lire ma chronique du premier tome  et revenez plus tard 🙂 )

 

Quatrième de couverture :

Un terrible hiver s’abat sur la Grande-Bretagne. Peter, qui a été sauvé par Arnaut, se retrouve seul, car le Chasseur et le lion d’Arnaut sont affectés par la disparition de la magie. Arnaut tombe dans un coma profond, auquel il semble n’y avoir aucune solution. Jusqu’à ce que Peter comprenne que le sous-sol de Lion House regorge de ressources cachées…

 

Mon avis :

tresbonnelecture

La voilà ! La conclusion de la trilogie* amorcée dans Les héritiers ! Dans ce dernier tome, la disparition de la magie est l’enjeu le plus important de l’intrigue, celle-ci entrainant une maladie mortelle chez tous les êtres qui sont concernés par cette dernière. Fés bien sûr mais aussi métamorphes, change-peaux et Outrepasseurs. Alors que Sneizkaïa (qui n’a plus rien à perdre avant de mourir elle aussi) déclenche un ultime Hiver sur la Grande Bretagne, Peter se remet de ses blessures et Noble tente de maintenir sa place.

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Cindy Van Wilder – Les Outrepasseurs, tome 2 : La reine des neiges

Quatrième de couverture :

Les Outrepasseurs viennent enfin de capturer la dernière fée libre, Snezhkaïa la Reine des Neiges. Ils ignorent qu’ils viennent de déclencher une malédiction qui risque de les anéantir. Peter, qui supporte de moins en moins de se plier à la volonté de Noble, tente de retrouver le Chasseur pour mettre fin à cette lutte séculaire…

 

Mon avis :

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Alors pour ceux qui auraient une mémoire encore plus faible que la mienne, vous pourrez lire ma chronique sur le premier tome ici.

La fin du premier tome nous laissait donc en compagnie des Outrepasseurs et de Peter qui était forcé par son renard de prêter serment à Noble.

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Cindy Van Wilder – Les Outrepasseurs, tome 1 : Les héritiers

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Quatrième de couverture :

-Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

– Nous ?

– Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. »

Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…

 

Mon avis :

tresbonnelecture

Ça faisait un moment que ce livre m’attirait alors quand j’ai vu les deux premier tomes étaient disponibles à la médiathèque dimanche dernier, je n’ai pas hésité. Bien que ce premier tome semble assez introductif dans l’ensemble, j’ai  apprécié ma lecture.

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Christelle Dabos – La passe-miroir, T1 : Les fiancés de l’hiver

 

Quatrième de couverture :

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

 

Mon avis :

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Ce livre a été lu dans le cadre d’une lecture commune que j’ai organisé sur Livraddict et le fait de venir donner régulièrement mes impressions et de lire celles des autres m’aura aidé à « préparer » cette chronique ou alors, c’est juste que j’ai plus de choses à dire sur ce livre que sur les 4 derniers. 😀

Si vous suivez un peu la blogosphère YA/Jeunesse et Fantasy, ça m’étonnerait que vous n’ayez pas déjà entendu parler de ce livre. Premier roman, lauréat d’un concours, sorti en 2013, plus de 1000 membres de Livraddict l’ont déjà lu et au moins 271 chroniques répertoriées dont beaucoup affiche la note maximale. Bref, on a ici un livre qui a beaucoup fait parler de lui en bien, j’étais donc curieuse de voir ce que j’en penserais.

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Patrick Ness & Siobhan Dowd- Quelques minutes après minuit

Quatrième de couverture :

Depuis que sa mère est malade, Conor, 13 ans, redoute la nuit et ses cauchemars. Chaque nuit, à minuit sept, un monstre apparaît sous la forme d’un arbre gigantesque qui apporte avec lui l’obscurité, le vent et les cris. Le monstre vient chercher quelque chose de très ancien et de sauvage. Il vient trouver la vérité…

(d’après une idée de Siobhan Dowd)

Mon avis :

J’ai le coup de cœur littéraire assez rare. Heureusement, les grosses déceptions sont encore plus rares. J’ai beaucoup de bonnes ou d’excellentes lectures mais je n’ai pas beaucoup de coups de cœur. Je pense que le problème vient en partie du fait que j’analyse mon ressenti par rapport à la lecture. Sauf qu’un coup de cœur se repère sans qu’on ait besoin de prendre du recul par rapport à sa lecture, si on n’en voit pas les prémices pendant sa lecture, il devrait être évident à la fin. Hier, quand j’ai fini ma lecture, je me suis demandé si je venais pas d’avoir un coup de cœur et puis, je me suis dit « merde ! Oui. ». Et si mon cerveau (ou le lecteur de cet article) n’est pas encore convaincu :

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James Dashner – Le labyrinthe

Quatrième de couverture :

Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d’enfants. Il s’agit d’une ferme située au centre d’un labyrinthe peuplé de monstres d’acier terrifiants. Les ados n’ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu’ils font là. Ils n’ont qu’un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les « coureurs » parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu’il veut être coureur et résoudre l’énigme du labyrinthe.

Mon avis :

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On pourrait qualifier l’écriture de James Dashner de simpliste. L’auteur ne s’embarrasse pas de tournures de phrases complexes, de métaphores, etc …  Cependant, simpliste n’est pas le bon mot.

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Sarah Cohen Scali – Max

 

Quatrième de couverture :

« 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Fürher. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler ! »Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn » initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l’Allemagne puis l’Europe occupée par le Reich.

 

Mon avis :

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De la période entourant la seconde Guerre Mondiale, il y a des tonnes de sujets à traiter. De la montée du nazisme et de l’antisémitisme en Europe, de la vie quotidienne en Allemagne pendant la Guerre, en passant par les millions de victimes envoyés dans les camps de concentration et goulags, les idées de thème ne manquent vraiment pas. Dans Max, Sarah Cohen Scali s’attaque au sujet mystérieux des Lebensborn.

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Amy Harmon – Making Faces

Quatrième de couverture :

Ambrose Young was beautiful. He was tall and muscular, with hair that touched his shoulders and eyes that burned right through you. The kind of beautiful that graced the covers of romance novels, and Fern Taylor would know. She’d been reading them since she was thirteen. But maybe because he was so beautiful he was never someone Fern thought she could have…until he wasn’t beautiful anymore.
Making Faces is the story of a small town where five young men go off to war, and only one comes back. It is the story of loss. Collective loss, individual loss, loss of beauty, loss of life, loss of identity. It is the tale of one girl’s love for a broken boy, and a wounded warrior’s love for an unremarkable girl. This is a story of friendship that overcomes heartache, heroism that defies the common definitions, and a modern tale of Beauty and the Beast, where we discover that there is a little beauty and a little beast in all of us.

Mon avis :

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Moins d’un mois après la lecture d’Aristotle and Dante discover the secrets of the universe, je rempile avec un autre coup de cœur de la blogosphère anglophone avec cette fois-ci Making Faces dont la collection R a acheté les droits de traduction pour une future parution en France. 😉

Contrairement à Aristotle and Dante discover the secrets of the universe qui m’avait plu mais qui ne m’avait pas émue comme je l’aurais voulu, Making Faces a réussi même si ce n’est pas un coup de cœur . Mais pour être touchée, j’ai été touchée. Qu’il s’agisse du nœud au ventre ressenti au début quand les personnages regardent en direct les Tours jumelles s’effondrer en direct ou des larmes qui sont venues me piquer les yeux sur la fin.

Making Faces est un livre qui remue puisqu’il s’agit d’une histoire de deuil, d’identité, d’amour, d’amitié, d’espoir, de confiance et d’espoir. C’est une histoire habitée par ses personnages. Ambrose a t’il un seul défaut ? Peut-être ronfle t-il comme un camion, peut-être qu’il pue des pieds, l’auteur n’en parle pas. Vous l’aurez compris, Ambrose est inconstestablement un MWLSFBWMWHFWA (Man i Won’t Let Sleep on the Floor of the Bathroom i Would Marry Without Hesitation and my Folks Would Agree, avez-vous déjà vu un acronyme avec autant de W ? Pour le coup, le nom complet est plus facile à dire que l’acronyme.)

Bien sûr, vous connaissez l’expression « L’habit ne fait pas le moine » et bien parfois, l’habit fait le moine, enfin au début, avant la guerre en Irak où Ambrose perdra ses meilleurs amis et se retrouvera défiguré. Bref, si j’avais un … bref un Ambrose, je n’oublierais surtout pas de le prendre avec l’offre : un Ambrose kidnappé, un Bailey offert ! (pas la boisson, j’aime pas ! ^^). Bailey est le cousin de Fern atteint de dystrophie musculaire de Duchenne. La vie aurait pu le rendre aigri à cause de cette maladie qui le rend dépendant des autres, qui le tuera bien avant l’heure mais Bailey a choisi de vivre à fond chaque journée. Bailey, c’est un concentré de modestie, d’humour, d’espoir. Bailey, c’est un héros de la vie de tous les jours.

Au niveau de la narration, j’ai vraiment apprécié avoir droit aux points de vue de Fern, d’Ambrose et de Bailey. Cela permet d’avoir une vue d’ensemble et de découvrir comment les personnages vivent les situations et j’avoue que même si j’ai aimé le personnage de Fern, j’aurais sans doute moins aimé ce livre s’il avait été entièrement du point de vue de Fern. Certes, elle est attachante, intelligente mais je ne me suis pas tellement identifiée à elle.

Making Faces a donc été une très belle lecture pour moi mais je dois quand même dire que j’ai été un peu énervée par l' »américanisme » bon pensant. Au niveau de la VO, c’est assez accessible mais ça reste plus difficile à lire qu’Aristotle and Dante, à noter la présence de citations de Shakespeare que j’ai eu beaucoup de mal à comprendre mais Shakespeare, c’est beau en anglais, alors on s’en fout. ^^

Quelques citations :

“True beauty, the kind that doesn’t fade or wash off, takes time. It takes incredible endurance. It is the slow drip that creates the stalactite, the shaking of the Earth that creates mountains, the constant pounding of the waves that breaks up the rocks and smooths the rough edges. And from the violence, the furor, the raging of the winds, the roaring of the waters, something better emerges, something that would have otherwise never existed.
And so we endure. We have faith that there is purpose. We hope for things we can’t see. We believe there are lessons in loss, power in love, and that we have within us the potential for a beauty so magnificent, our bodies can’t contain it.”  

« Everybody is a main character to someone »

“You loved ferris wheels more than roller coasters because life shouldn’t be lived at full speed, but in anticipation and appreciation.”

“Victory is in the battle.”

“It’s hard to come to terms with the fact that you aren’t going to be loved the way you want to be loved.”

“There are times when you just need to acknowledge the shit … You just need to acknowledge it. Face the shit … Accept the truth in it. Own it, wallow in it, become one with the shit.”

D’autres avis :

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Benjamin A.Saenz – Aristotle and Dante discover the secrets of the Universe

 

Quatrième de couverture :

Aristotle est un adolescent en colère dont le frère est en prison. Dante est un je-sais-tout qui a un regard inhabituel sur le monde. Quand les deux se rencontrent à la piscine, rien ne semble les unir. Mais alors que les deux solitaires commence à passer du temps ensemble, ils découvrent qu’ils partagent une amitié spéciale -du genre qui change la vie et qui dure pour toujours. A travers cette relation Ari et Dante vont apprendre à se connaitre et à savoir et ce qu’ils veulent être.  (Il s’agit d’une traduction, le livre devrait paraitre chez Pocket Jeunesse en 2015)

 

Mon avis :

lectureagreable

Voilà un livre qui va sans doute faire parler de lui quand il sortira en France. Je ne suis pas la blogosphère anglophone mais j’ai pu voir que le livre avait eu pas mal de succès sur GoodReads et les quelques avis sortis sur la blogosphère francophones sont de ceux qui à défaut de vous faire acheter le livre, vont suffisamment titiller votre curiosité. Curiosité qui ne sera satisfaite qu’une fois que vous aurez lu, à moins que vous faites partie de ceux qui après 200 chroniques dithyrambique ne sentent plus concernés par le succès d’un livre. J’en fais partie et c’est aussi pour ça que j’ai lu ce livre maintenant et pas à sa sortie française.  Une petite parenthèse adressée à ceux qui voudraient tenter la lecture de ce livre avant sa sortie chez Pocket ou même après, le niveau d’anglais est très accessible puisqu’à aucun moment, je n’ai vraiment eu besoin du dictionnaire intégré, le langage est assez simple et les descriptions sont peu nombreuses. Donc, si vous voulez commencer la lecture en anglais et si vous n’avez pas envie de lire Harry Potter, vous pouvez tenter celui là. 🙂

Et moi dans tout ça, est-ce que j’ai découvert les secrets de l’univers dans tout ça ? Ben non. Bon, je sais que j’ai le coup de cœur difficile mais à chaque fois que je lis un livre encensé, je me dis que ça va peut-être le bon. Je me mets la pression sans doute. J’ai apprécié Aristotle and Dante discover the secrets of the universe, j’ai été touchée par les personnages mais c’est tout. Je n’ai pas eu de coup de cœur, de révélation. J’ai préféré Tes mots sur mes lèvres ou Nos étoiles contraires.

Au lieu d’essayer de vous donner envie à lire ce livre, je vais essayer d’expliquer pourquoi ce n’est pas un coup de cœur. Pour qu’un livre soit un coup de cœur, il lui faut une étincelle mais surtout, il lui faut être au top. J’imagine que nous avons chacun nos « critères » de sélection pour les livres, en ce qui me concerne, un coup de cœur livresque est  un livre que j’ai adoré et qui a eu cette étincelle.

Même si j’ai trouvé qu’Ari était attachant, je ne me suis pas identifiée à lui. Peut-être parce que  j’ai toujours considéré mes parents comme des personnes à part entière, que je me sentais moins perdue ou peut-être parce que cette période date d’environ 10 ans et que si j’en garde des souvenirs, j’en ai oublié les états d’âmes que je pouvais avoir.

Étrangement, alors que le quotidien ne m’avait pas dérangé dans Tes mots sur mes lèvres, j’ai eu l’impression qu’Ari tournait en rond, se posait souvent les mêmes questions. Les autres lecteurs ont pu être charmés par les parents des deux garçons. J’avoue les avoir trouvé parfait moi aussi. Compréhensifs, à l’écoute de leurs fils, tolérants, mais  trop parfait, c’est trop. A mon avis, ça manquait un peu de conflit.

La fin prête assez polémique et je n’ai pas vraiment apprécié non plus même si je parle pas des dernières pages. Spoiler ! Alors que Dante a avoué son homosexualité et son amour pour Ari, ce dernier n’a jamais vraiment fait son coming-out que ça soit dans sa tête ou en public. Ce sont ses parents qui lui disent qu’il est amoureux de Dante parce qu’il lui a sauvé la vie, parce qu’il était prêt à tabasser les gens qui l’avaient agressé. Non mais WTF !!! Bon, déjà, une orientation sexuelle ou des sentiments ne sont pas des choses qui peuvent être suggérés par d’autres mais qui sont le fruit d’un cheminement personnel. Et puis depuis quand ça veut dire qu’on aime d’amour une personne si on lui sauve la vie, si on veut son bien, si on veut faire du mal à ceux qui l’ont blessé ??? Ça veut dire qu’on tient à cette personne, un point c’est tout. Avec ces éléments, les parents d’Ari pouvait en conclure que Dante comptait beaucoup pour leurs fils, mais ils ne pouvaient pas dire si ce dernier éprouvait de l’amour pour Dante. Et puis, sérieux, quand Ari a sauvé Dante, ce n’était pas un geste réfléchi, il n’a pas réussi aux conséquences. C’est comme quand on hésite à faire un truc mais que 2 secondes plus tard, on a fait cette chose, qu’au final, on a arrêté de réfléchir, c’est comme si notre cerveau avait laissé le relai à notre instinct, qu’il lui disait « vas-y, prend le relai, on verra ». J’imagine que c’est le genre de choses qui se passent dans la tête des gens avant un saut à l’élastique. Ari a sauvé Dante par instinct. Il l’a sauvé parce qu’il tenait à lui mais pas forcément par amour. Fin du spoiler

 

Même si ce livre n’a pas été à la hauteur des mes attentes, je vous invite quand même à vous faire votre propre idée sur Aristotle et Dante.

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Neal Shusterman – Les fragmentés

Quatrième de couverture :

Dans une société traumatisée par la Seconde Guerre civile, la charte de la vie vient d’être signée. Elle stipule que l’on peut « fragmenter » un adolescent âgé de treize à dix-huit ans. La fragmentation consiste à « résilier » un enfant rétroactivement sans y mettre techniquement fin.

Connor, Risa et Lev se retrouvent tous les trois sur la liste fatale. Leur seule échappatoire : fuir, se cacher, survivre alors qu’ils sont traqués par les Frags, la police des fragmentés.

Thriller d’anticipation original et rythmé, ce roman initiatique de Neal Shusterman propose une réflexion intelligente sur l’indépendance et la quête de soi.

Mon avis :

La société dans laquelle vivent Connor, Risa et Lev est une société profondément changée par les conséquences de la Seconde Guerre Civile qui a opposé les pro-vie et les pro-choix. Pour éviter que tout ce petit monde ne s’entretue, le concept de fragmentation a été mis au point. Votre enfant vous cause trop de problèmes, vous déçoit ? Hop, on le fragmente.

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