Christelle Dabos – La passe-miroir, T1 : Les fiancés de l’hiver

 

Quatrième de couverture :

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

 

Mon avis :

lectureagreable

Ce livre a été lu dans le cadre d’une lecture commune que j’ai organisé sur Livraddict et le fait de venir donner régulièrement mes impressions et de lire celles des autres m’aura aidé à « préparer » cette chronique ou alors, c’est juste que j’ai plus de choses à dire sur ce livre que sur les 4 derniers. 😀

Si vous suivez un peu la blogosphère YA/Jeunesse et Fantasy, ça m’étonnerait que vous n’ayez pas déjà entendu parler de ce livre. Premier roman, lauréat d’un concours, sorti en 2013, plus de 1000 membres de Livraddict l’ont déjà lu et au moins 271 chroniques répertoriées dont beaucoup affiche la note maximale. Bref, on a ici un livre qui a beaucoup fait parler de lui en bien, j’étais donc curieuse de voir ce que j’en penserais.

J’arrête donc le suspense maintenant : je ne ferai pas partie des chroniqueurs subjugués au point de mettre 20 à cette lecture mais je vous recommande quand même cette lecture que j’ai apprécié. 🙂

La Passe-miroir, c’est donc Ophélie, une jeune femme capable de traverser les miroirs (très pratique) et de « lire » le passé des objets grâce à ses mains et est très douée dans ce domaine, Ophélie est aussi la narratrice de cette histoire. La 4ème de couverture mentionne une « héroïne inoubliable » et franchement, je ne suis pas d’accord, Ophélie n’a rien d’une héroïne ou même d’une anti-héroïne. En apparence, c’est le genre de personne que personne ne remarque : elle est petite, parle trop doucement, s’habille comme une grand-mère (et encore, il y a des mamies qui ont plus de style qu’elle :P) néglige volontairement son apparence, est maladivement maladroite (suite à un accident de miroir). Au début, j’ai remarqué chez elle un trait de caractère que j’ai en commun avec elle : celui d’observer sauf que chez Ophélie, l’observation n’est pas une étape préparatoire pour trouver la solution d’un problème, c’est la solution. Bien qu' »héroïne » de ce roman, elle agit en tant que spectatrice devant son sort.

Et ma foi, si Ophélie n’a presque aucun intérêt, ce qu’elle observe en présente beaucoup. En premier lieu, l’univers dans lequel se passe le livre. Bien qu’on en sache peu, j’ai beaucoup aimé cette histoire d’arche qui semble habiter une société différente d’une arche à l’autre. Ophélie nous mentionne à plusieurs reprises l’Ancien Monde, j’espère qu’on en saura plus dans la suite. Est-ce qu’Ophélie vit dans notre monde qui aurait subi une transformation totale ? L’histoire se passe t-elle dans un futur éloigné ?  Les différents pouvoirs que l’on rencontre sont très intrigants et spécialement celui des Illusions et des Griffes  et l’architecture du Clairdelune m’a fait penser à la magie qui régit l’architecture de Poudlard.

Concernant les autres personnages, il est difficile de savoir qui est vraiment digne de confiance. Bien que froid et distant, Thorn m’a beaucoup intriguée. Sa tante est difficile à cerner, son comportement parfois odieux avec Ophélie (qui observe pour changer) tient beaucoup de l’immaturité. Il y a ceux qui ont d’emblée l’étiquette « ne surtout pas faire confiance » comme Frejya ou chevalier, un enfant (?) particulièrement malsain. Et il y a ceux qui sortent du lot comme Gaëlle qui apporte un nouveau regard sur l’univers et Archibald qui fait partie de ces personnes dont il est impossible de déterminer pour sûr les réelles intentions. Il y a relativement peu de personnages et s’il est difficile de déterminer qui est vraiment un allié, il est assez facile de les différencier.

En ce qui concerne le rythme de l’intrigue, il n’y a pas vraiment de défauts. Certes, Les fiancés de l’hiver n’est pas bourré de rebondissements en tout genre mais l’intrigue démarre assez vite et ne souffre pas de temps morts qui seraient préjudiciables au rythme de l’intrigue.

Au final, c’est sûr que Les fiancés de l’hiver ne va pas révolutionner la fantasy ou la jeunesse mais pour un premier roman, c’est vraiment pas mal, l’écriture est agréable et fluide sans être simpliste, l’univers est prometteur et les différents personnages sont intéressants. C’est juste dommage que ce soit Ophélie qui soit au centre de tout ça et j’aurais vraiment apprécié un point de vue supplémentaire.

D’autres avis :

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5 réflexions sur “Christelle Dabos – La passe-miroir, T1 : Les fiancés de l’hiver

  1. Pour moi, ça a été un réel coup de coeur ! Le deuxième m’a encore plus convaincue, on apprend à cerner les personnages, on découvre des choses sur l’univers… 😀

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